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Préexistant

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« Il faut remarquer que cette réalisation ne doit pas être considérée proprement comme une « effectuation », ou comme « la production d’un résultat non préexistant », suivant l’expression de Sankarâchârya, car l’union dont il s’agit, même non réalisée actuellement au sens où nous l’entendons ici, n’en existe pas moins potentiellement, ou plutôt virtuellement ; il s’agit donc seulement, pour l’être individuel (car ce n’est que par rapport à celui-ci qu’on peut parler de « réalisation »), de prendre effectivement conscience de ce qui est réellement et de toute éternité. » – René Guenon – « L’Homme et son devenir suivant le Vedânta » – « Le centre vital de l’être humain, séjour de Brahma » – Page 106 – Tout Guenon en PDF – Télécharger : rene-guenon-tout guénon-v2 –

« Si l’on considère la répartition des signes zodiacaux suivant les quatre trigones élémentaires, on voit que le signe du Cancer correspond au « fond des Eaux », c’est-à-dire, au sens cosmogonique, au milieu embryogénique dans lequel sont déposés les germes du monde manifesté, germes correspondant, dans l’ordre « macrocosmique », au Brahmânda ou « Œuf du Monde », et, dans l’ordre « microcosmique », au pinda, prototype formel de l’individualité préexistant en mode subtil dès l’origine de la manifestation cyclique, comme constituant une des possibilités qui devront se développer au cours de cette manifestation. » – René Guenon – « SYMBOLES DE LA SCIENCE SACREE » – L’hiéroglyphe du Cancer – Page 238 – Tout Guenon en PDF – Télécharger : rene-guenon-tout guénon-v2 –

« C’est ce prototype subtil, et non l’embryon corporel, qui est désigné en sanskrit par le mot pinda, ainsi que nous l’avons indiqué précédemment ; ce prototype préexiste d’ailleurs à la naissance individuelle, car il est contenu en Hiranyagarbha dès l’origine de la manifestation cyclique, comme représentant une des possibilités qui devront se développer au cours de cette manifestation ; mais sa préexistence n’est alors que virtuelle, en ce sens qu’il n’est point encore un état de l’être dont il est destiné à devenir la forme subtile, cet être n’étant pas actuellement dans l’état correspondant, donc n’existant pas en tant qu’individu humain ; et la même considération peut s’appliquer analogiquement au germe corporel, si on le regarde aussi comme préexistant d’une certaine façon dans les ancêtres de l’individu envisagé, et cela dès l’origine de l’humanité terrestre. » – René Guenon – « L’Homme et son devenir suivant le Vedânta » – « Différence des conditions posthumes suivant les degrés de la connaissance » – Page 1114 – Tout Guenon en PDF – Télécharger : rene-guenon-tout guénon-v2 –