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11 – Onze

TC Arn∴, bonjour, j’espère que tu vas bienJe viens vers toi, car j’ai besoin de tes lumières pour le nouveau Glossaire. Je viens de mettre un extrait du magnifique film de Vittorio de Sica «  Le jardin des Finzi-Contini » dans les mots « Pâques, Pascha, Pasah, Nouveau-nés. ». Cet extrait montre un chant de pâques dans une famille juive, nous ramenant au « tout est un » de notre carnet d’apprenti

Question : Pourrais-tu me dire de quel chant il s’agit, si tu as les paroles complètes en français, et si cette partie de la cérémonie porte un nom précisenfin tout ce qui pourrais compléter cette partie serait bienvenu. Te remerciant par avance, accolade Fraternelle, Rémi

Réponse :  » C’est le E’had mi yodéa ou ” Qui sait qui est Un”. C’est effectivement un chant que l’on chante à la fin du SEDER de la fête de Pessah (Pâques) entre Hadir hou et ‘Had Gadya. La chanson des nombres E’had mi yodéa est une chanson cumulative (chaque vers reprenant les vers précédents) qui proclame l’unité de Dieu et permet aux enfants de faire montre de leur érudition biblique tout en apprenant à compter (chaque chiffre étant relié à un fait religieux de la plus haute importance).
Ce chant fait partie de la Haggadah ( didactique_haggada_alliance), c’est un chant traditionnel qui est intégré à la fête pour permettre aux enfants de participer dans la joie à cette liturgie et en même temps d’apprendre les nombres de Un à 13 en chantant. La tradition veut que ce chant en hébreu soit également chanté dans les différents dialectes juifs (judéo-alsacien, yiddish, comtadin, judéo-espagnol, judéo-arabe…).

tu as les paroles de tout les couplets. Echad_Mi_Yodea

tu as une vidéo de ce chant dans une école Israélienne, youtube.com

Et c’est une des plus belle présentation de ce chant par par les jeunes danseurs de Bat Sheva, ballet professionnel qui a fait le tour du monde. C’est assez conceptuel, mais ça déménage. –  Danseurs de Bat Sheva –

Une analyse talmudique (partielle) de ce chant :
L’âme commence et termine son voyage en s’unissant au Saint, tandis que le corps ne s’unit au Saint que par sa purification éventuelle. Les activités de l’âme n’endommagent pas le corps, mais sont en fait destinées à le renforcer afin qu’il soit finalement unifié dans sa racine divine. Les activités du corps, d’autre part, bien qu’elles soient utiles au corps, ne sont pas utiles à l’âme, de sorte qu’il n’y a pas de but mutuel, mais une aide d’un côté et un dommage de l’autre. « Qui connaît l’Unique ? L’Unique est la source de tout ce qui est bon et spirituel, de sorte que tous les résultats de l’Unique en découlent : les deux tablettes du Décalogue, les trois patriarches, les quatre matriarches, les cinq livres de la Torah, les six ordres de la Mishnah, les sept jours de la semaine (Shabbat), huit jours de circoncision/alliance, neuf mois de grossesse, les dix commandements, les onze justes enfants de Jacob qui se sont inclinés devant Joseph, et les douze tribus qui composent les enfants d’Israël. Tous ces dons sont comme un collier de perles les uns à côté des autres qui se combinent pour créer les treize attributs de Dieu, ce qui est identique au mot « Echad », Un. Echad a la valeur numérique de treize. En d’autres termes, il y a la plénitude en Dieu.  – Arn∴ VIE∴ –

« La première étape, l’Œuvre au Noir, commence donc au 3ème degré avec la mort d’HIR∴ et la perte de la Parole qui symbolise le lien perdu avec l’Unité. Cette Œuvre se termine au 11ème degré […] pour l’alchimiste l’œuvre au noir a pour objet de séparer le pur à savoir le Soufre et le Mercure Philosophiques de l’impur c’est à dire de la matière […] Le pur étant séparé, il s’agit maintenant de le sublimer, de le rendre le plus pur possible : s’agissant de l‘homme, c’est élever davantage son niveau de spiritualité et c’est l’objet de la deuxième phase, de l’œuvre au Blanc. Elle commence au 12ème degré avec le Gra∴ Maî∴ Arc∴, dans un temple la couleur blanche domine et s’achève au 17ème degré avec le Che∴ d’Ori∴ quand il prend conscience que le seul Temple indestructible est le Temple spirituel dont l’image lui est donné par l’évocation de la Jérusalem céleste […] « Référence symbolique du Temple de l’Esprit « . « – A-01 Akadémia – CamMon∴ – Ala∴ TER∴ – « La Tradition Alchimique et le 30ème degré » – 6022 –

 

« Ainsi l’Homme Véritable du 11ème degré devenu l’Homme Transcendant au 17ème degré devient l’Homme Clairvoyant avec le Che∴ du Sol∴, qui fait son retour au monde des hommes ordinaires pour se comporter en toutes circonstances en homme juste et sage. « – A-01 Akadémia – CamMon∴ – Ala∴ TER∴ – « La Tradition Alchimique et le 30ème degré » – 6022 –

« Yi-king-11-Tai / La Paix – Au dessus Terre, au dessous Ciel. Ciel et Terre s’unissent, un havre de paix.Le ciel influence la terre à travers le cycle des saisons, et tous les êtres vivants prospèrent quand ils entrent en harmonie avec celles-ci.Le Sage atteint la paix en trouvant le ciel en dedans de lui. » – YI KING – 64 cartes oracleLe courrier du livre

« Pour les Pythagoriciens, Cinq était le « nombre nuptial. », somme du premier nombre pair ou féminin (Deux) et du premier nombre impair ou masculin (Trois). Tandis que Deux et Trois expriment la nature même de la Terre et du Ciel, Cinq et Six expriment leur « mesure », ils les envisagent du point de vue de la manifestation et non plus en eux-mêmes. Les doubles de Cinq et Six sont Dix (attribué au Ciel) et Douze (attribué à la Terre). Dans la tradition chinoise, les jours sont comptés par périodes décimales et les mois par périodes duodécimales ; or Dix jours sont Dix soleils, et Douze mois sont Douze lunes ; les nombres Dix et Douze sont donc rapportés ainsi respectivement le premier au Soleil, qui est yang et masculin, correspondant au Ciel, au feu et au Sud, et le second à la Lune, qui est yin ou féminine, correspondant à la Terre, à l’eau et au Nord. Le nombre Onze, en tant qu’union de Cinq et Six, est l’union centrale du Ciel et de la Terre. C’est le nombre par lequel se constitue la Voie du Ciel et de la Terre. Cette importance du nombre Six est le point commun aux doctrines traditionnelles les plus diverses.  » – René GUENON – « La Grande triade » Chap. VIII. « Nombres célestes et nombres terrestres » – Télécharger : rene-guenon-tout guénon-v2