∴
![]()
« Soi dérive du latin sei – appliqué à la personne humaine le terme soi renvoie à l’individu, à la distinction de celui-ci, ou à la conscience qu’il peut avoir de lui-même. Appliqué à un objet quelconque, le terme soi renvoie à la chose en soi, et au questionnement sur son existence propre, indépendamment de la conscience que l’on peut en avoir. Appliqué à la totalité de ce qui est, le terme Soi renvoie au spirituel, à un concept lié au divin… il se trouve différencié par une majuscule, «Soi », quand il traduit une notion plus spirituelle, en particulier en traduction de notions de la philosophie indienne. Dans l’exploration spirituelle, c’est un sujet central où «Soi » peut renvoyer à l’expression de Dieu selon maître Eckhart par exemple, mais aussi du Tao, ou de Brahman ou encore de l’Atman dans la philosophie hindou reprise en psychologie par Carl Gustav Jung. » – et il ne semble pas soupçonner le symbolisme de la croix (p. 393), pas plus qu’il ne parait avoir bien compris la signification traditionnelle du cœur (pp. 153-154), se rapportant à l’intellect et non au sentiment. Disons, sur ce dernier point, que le « Cuore gentile » des « Fidèles d’amour » est le cœur purifié c’est-à dire vide de tout ce qui concerne les objets extérieurs, et par là même rendu apte à recevoir l’illumination intérieure ; ce qui est remarquable, c’est qu’on trouve une doctrine identique dans le taôisme. « — René Guénon – « Aperçus sur l’ésotérisme islamique et le taoisme – Taoisme et confucianisme » – Page 31. – dans « Tout Guenon en PDF »- Télécharger : rene-guenon-tout guénon-v2 – & rene-guenon-confucius –

![]()