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« …La première sefira est Keter, la couronne, l’origine, le vide primordial. I créa d’abord un point, qui devint la Pensée où il dessina toutes les figures… Il était et n’était pas, enfermé dans le nom et échappé au nom… il n’avait encore d’autre nom que « QUI ? « , pur désir d’être appelé par un nom… Au commencement il traça des signes dans l’aura, une flamme sombre surgit de son fond le plus secret, comme une brume sans couleur qui donnerait forme à l’informe, et sitôt qu’elle commença à s’étendre, se forma en son centre une source jaillissante de flammes qui se déversèrent pour éclairer les séfirot inférieures, en bas jusqu’au royaume. » – Umberto ECO « Le pendule de Foucault » – Livre de poche avril 2021 – Page 33 –


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« C’est la différence entre le monde de l’illusion, celui du miroir, du reflet, et le monde de la vérité, celui de la lumière invisible entre toute les choses, mais éternellement présente, et qui relie. L’espace entre toutes choses n’est pas vide. » – RL∴ 813 FF∴ Libres – Ori∴ Bez∴ – Mat∴ GAB∴ – « Le miroir » – 6022 –

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« Parabole : Trajectoire dans le vide d’un projectile soumis à la gravitation. » – Média dico – « La parabole fait monter « Au-delà » du moi… en « SOI »…qui est Universel, puis redescendre en « soi » en maîtrisant un peu plus le « moi » – Note Rémi ALCINA –



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« Par là, l’être sort donc de la multiplicité ; il échappe, suivant les expressions employées par la doctrine taoïste, aux vicissitudes du « courant des formes », à l’alternance des états de « vie » et de « mort », de « condensation » et de « dissipation » , passant de la circonférence de la « roue cosmique » à son centre, qui est désigné lui-même comme « le vide (le non-manifesté) qui unit les rayons et en fait une roue » . « Celui qui est arrivé au maximum du vide, dit aussi Lao-tseu, celui-là sera fixé solidement dans le repos… Retourner à sa racine (c’est-à-dire au Principe à la fois origine première et fin dernière de tous les êtres), c’est entrer dans l’état de repos » . « La paix dans le vide, dit Lie-tseu, est un état indéfinissable ; on ne la prend ni ne la donne ; on arrive à s’y établir ». Cette « paix dans le vide », c’est la « grande paix » (Es-Sakînah) de l’ésotérisme musulman, qui est en même temps la « présence divine » au centre de l’être, impliquée par l’union avec le Principe, qui ne peut effectivement s’opérer qu’en ce centre même. « À celui qui demeure dans le non-manifesté, tous les êtres se manifestent… Uni au Principe, il est en harmonie, par lui, avec tous les êtres. Uni au Principe, il connaît tout par les raisons générales supérieures, et n’use plus, par conséquent, de ses divers sens, pour connaître en particulier et en détail. La vraie raison des choses est invisible, insaisissable, indéfinissable, indéterminable. Seul, l’esprit rétabli dans l’état de simplicité parfaite peut l’atteindre dans la contemplation profonde » – René Guenon – « Aperçus sur l’ésotérisme islamique et le Taoisme – El-Faqru – Page 11 – Télécharger : rene-guenon-tout guénon-v2 –


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« Cette réduction du «moi distinct», qui finalement disparaît en se résorbant en un point unique, est la même chose qu’El-fanâ, et aussi que le « vide » dont il a été question plus haut ; il est d’ailleurs évident, d’après le symbolisme de la roue, que le «mouvement» d’un être est d’autant plus réduit que cet être est plus rapproché du centre. «Cet être n’entre plus en conflit avec aucun être, parce qu’il est établi dans l’infini, effacé dans l’indéfini. Il est parvenu et se tient au point de départ des transformations, point neutre où il n’y a pas de conflits. Par concentration de sa nature, par alimentation de son esprit vital, par rassemblement de toutes ses puissances, il s’est uni au principe de toutes les genèses. Sa nature étant entière (totalisée synthétiquement dans l’unité principielle), son esprit vital étant intact, aucun être ne saurait l’entamer. » – René Guenon – « Aperçus sur l’ésotérisme islamique et le Taoisme – El-Faqru – Page 12 – Télécharger : rene-guenon-tout guénon-v2 –

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« Disons, sur ce dernier point, que le cuore gentile des «Fidèles d’Amour» est le cœur purifié, c’est-à-dire vide de tout ce qui concerne les objets extérieurs, et par là même rendu apte à recevoir l’illumination intérieure ; ce qui est remarquable, c’est qu’on trouve une doctrine identique dans le Taoïsme. » – René Guenon – « APERÇUS SUR L’ESOTERISME CHRETIEN – Le langage secret de Dante et des «Fidèles d’Amour» – Page 55 – Télécharger: rene-guenon-tout guénon-v2 –

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« Je vous remercie aussi de vos explications au sujet d’“âkâsha” chez les Bouddhistes ; l’équivalence “âkâsha”=“chaos” est en effet correcte, puisqu’il est l’élément premier indifférencié ; ce “chaos” bien entendu, n’est d’ailleurs pas le “Vide” au sens métaphysique ; on peut seulement le dire “vide” en un certain sens relatif comme l’expression hébraïque de la Genèse est rendue dans la Vulgate par “inanis et “vacua”“. Il resterait à savoir au juste ce qu’il est de la conception de “shûnyatâ” dans les différentes écoles bouddhiques ; d’autre part, les Jainas sont aussi regardés généralement comme liant “âkâsha” en tant qu’élément ; avez-vous quelques précisions sur ce dernier point ? » – René Guenon – « APERÇUS SUR L’ESOTERISME CHRETIEN – CORRESPONDANCES – Correspondance avec A.K. Coomaraswamy – Page 334 – Télécharger: rene-guenon-tout guénon-v2 –

« Je dis “tout ce que nous concevons vraiment”, car, naturellement, il n’en serait pas de même d’une pseudo-conception qui impliquerait une contradiction ; dans ce dernier cas, on ne serait en présence que d’une absurdité, c’est-à-dire d’une impossibilité. Or ce cas est précisément celui du vide spatial, ce qui est la façon dont les physiciens l’envisagent ; ce n’est donc pas du tout de cela qu’il s’agit. D’autre part, je n’appellerai pas abstraction un “ens rationis”, car je réserve strictement l’emploi de ce terme à la considération d’une qualité séparément de son sujet. Mais, dans l’ordre des possibilités de non-manifestation, il ne peut être question ni d’“abstraction” ni d’“entes rationis” ; il était nécessaire d’écarter au moins toute confusion sur ce point. » – René Guenon – « APERÇUS SUR L’ESOTERISME CHRETIEN – CORRESPONDANCES – Correspondance avec Noële Maurice-Denis Boulet – Page 469 – Télécharger : rene-guenon-tout guénon-v2 –

« Trente rais réunis, dit Lao-tseu, forment un assemblage de roue ; seuls, ils sont inutilisables ; c’est le vide qui les unit, qui fait d’eux une roue dont on peut se servir. On pourrait croire, à première vue, qu’il s’agit dans ce texte de l’espace qui demeure vide entre les rayons ; mais on ne peut dire que cet espace les unit, et, en réalité, c’est du vide central qu’il est question. En effet, le vide, dans les doctrines orientales, représente l’état principiel de « non-manifestation » ou de « non-agir » : l’« Activité du Ciel », dit-on, est une « activité non-agissante » (weï wuweï), et pourtant elle est la suprême activité, principe de toutes les autres, et sans laquelle rien ne pourrait agir ; c’est donc bien l’équivalent du « moteur immobile » d’Aristote » – René Guenon – « ÉCRITS POUR REGNABIT – L’Omphalos, Symbole du Centre » – Page 564 – Télécharger : rene-guenon-tout guénon-v2 –

« Les trois lettres du Nom divin Jehovah (formé de quatre lettres, iod hé vau hé, mais parmi lesquelles il n’en est que trois distinctes, le hé étant répété deux fois, par leur sextuple permutation suivant ces six directions), indiquent l’immanence de Dieu au sein du Monde, c’est-à-dire la manifestation du Verbe créateur au centre de toutes choses, dans le point primordial dont les étendues indéfinies ne sont que l’expansion ou le développement : « Il forma du Tohu (vide) quelque chose et fit de ce qui n’était pas ce qui est. Il tailla de grandes colonnes de l’éther insaisissable . Il réfléchit, et la Parole (Memra) produisit tout objet et toutes choses par son Nom un » (Sepher Ietsirah, IV, 5). « – René Guenon – « ÉCRITS POUR REGNABIT – Le Coeur du Monde dans la Kabbale hébraïque » – Page 570 – Télécharger : rene-guenon-tout guénon-v2 –


« Ainsi l’être humain est une auberge. Chaque matin, un nouvel arrivant. Une joie, un découragement, une méchanceté, une conscience passagère se présente, comme un hôte qu’on n’attendait pas. Accueille-les tous de bon cœur ! Même si c’est une foule de chagrins qui saccage tout dans ta maison, et la vide de ses meubles, traite chaque invité avec honneur. Il fait peut-être de la place en toi pour de nouveaux plaisirs. L’idée noire, la honte, la malice, accueille-les à ta porte avec le sourire et invite-les à entrer. Soit reconnaissant à tous ceux qui viennent car chacun est un guide qui t’est envoyé de l’au-delà.- Djalâl ad-Dîn Rûmî – Extrait de The Essential Rumi, traduction française de Claude Farni. –


« On pourrait en effet se dépouiller jusqu’à atteindre l’âpreté la plus rare, celle de l’Esprit : ce vide, cette caisse de résonance idéale pour ressentir enfin le monde tel qu’il est, sans l’encombrer de notre tumulte intérieur dans lequel nous avons la vanité de voir de la pensée. Il faudrait ratisser notre vide comme ce jardin. »- Amélie Nothomb : « L’impossible retour » – Albin Michel / P.42 –


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« La connaissance parfaite des trente degrés précédents, rappelés lors de son élévation, lui a permis, de façon progressive, de se vider de lui-même, de se dé-créer, de faire place pour accueillir la Présence et enfin ressentir le vide, ce Tout, un des buts recherchés par notre Rite et par toutes les voies spirituelles. C’est une véritable kénose (du grec kenosis : «se vider») un abandon de soi, un dépouillement qui témoigne de l’humilité de celui qui peut alors, entrer en contact avec le Principe. » – TR-02 – Lex Lux – Camp de Nar∴ – Ala∴ NAM∴ – « …l’associé efficace du Grand Architecte de l’Univers ? » – 2024 – Question : Abandon de soi ou du moi ? – Note Rémi ALCINA –

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» la vacuité n’est pas le vide ou la fin du monde ! Le vide c’est l’élément com-mun à toutes les sciences. – ne recherche pas les complications extérieures, ne séjourne pas dans le vide du dedans, sois serein dans l’unité des choses, et la dualité s’effacera de toi. « – Seng T’San –

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