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Sentiment

« Un exemple suffira pour permettre de s’en rendre compte : la formule bien connue : «Que les êtres soient heureux», concerne l’universalité des êtres, sans aucune restriction, et non les seuls êtres humains ; c’est une extension dont le point de vue moral, par définition même, n’est aucunement susceptible. La «compassion» bouddhique n’est point la «pitié» de Schopenhauer ; elle serait bien plutôt comparable à la «charité cosmique» des Musulmans, qui est d’ailleurs parfaitement transposable en dehors de tout sentimentalisme. Il n’en reste pas moins que le Bouddhisme est incontestablement revêtu d’une forme sentimentale qui, sans aller jusqu’au «moralisme», constitue pourtant un élément caractéristique dont il y a lieu de tenir compte, d’autant plus que c’est un de ceux qui le différencient très nettement des doctrines hindoues, et qui le font apparaître comme certainement plus éloigné que celles-ci de la «primordialité» traditionnelle. » – René Guenon – « INTRODUCTION GENERALE A L’ETUDE DES DOCTRINES Hindoues – A propos du Bouddhisme Page 966 – dans  « tout-guenon en Pdf  » – Télécharger : rene-guenon-tout guénon-v2

« L’intelligence qui réside dans le cœur étant ainsi méconnue, et la raison qui réside dans le cerveau ayant usurpé son rôle illuminateur, il ne restait plus au cœur que la seule possibilité d’être le siège de l’affectivité ; et c’est ainsi que Pascal entend déjà le « cœur » au sens exclusif de «sentiment». D’ailleurs, il est arrivé ceci : le monde moderne a vu naître une autre tendance solidaire du rationalisme et qui en est comme la contre-partie, ce que nous pouvons
appeler le «sentimentalisme», c’est-à-dire la tendance à voir dans le  sentiment ce qu’il y a de plus profond et de plus élevé dans l’être, à affirmer sa suprématie sur l’intelligence ; et une telle chose n’a pu se produire que parce que l’intelligence avait été tout d’abord réduite à la seule raison. En cela comme en beaucoup d’autres domaines, les modernes ont perdu la notion de l’ordre normal et le sens de toute vraie hiérarchie ; ils ne savent plus mettre chaque chose à sa juste place ; comment s’étonner que tant d’entre eux ne puissent reconnaître le «Centre» véritable vers lequel devraient s’orienter toutes les puissances de l’être ? » Tout Guenon – ÉCRITS POUR REGNABIT – Le Cœur rayonnant et le Cœur enflammé – Page 550 – Télécharger : rene-guenon-tout guénon-v2

« …Vous entendez ce que je dis ?…Ne l’oubliez jamais, c’est une loi de la politique […]Vous êtes un tendre, vous croyez aux sentiments, la vie vous sera cruelle !  » – Jean MOULIN dans « Alias Caracala, au cœur de la résistance » – Épisode 2  » Rex, Jean MOULIN mon patron » Time Line 1h07m02s -« La5 » – 23/11/2020 – 

« La Septième Image des Deux Corps Toujours Soudés et de la Pluie de Rosée montre la Purification, l’Œuvre au blanc, l’Albédo. Avec la Mort de l’Ego, l’Ombre s’éclaire et dote le Couple d’une Connaissance Autre qu’Intellectuelle : le Sentiment. Les Yeux du Cœur commencent à Voir : le Sourire est sur les Visages. (On peut Rêver alors d’une Souris, et la Langue des oiseaux Incite à Sourire …) C’est un présage de Naissance au Discernement Objectif. C’est la Lumière Apparaissant après les Ténèbres (Rêve d’Aurore ou de Lever de Lune qui indique la Perception accrue de la Luminosité de l’Inconscient).  » – http://www.cgjung.net/alchimie/1993/avril.ht

« L’homme véritable non seulement, ce n’est pas le vêtement, ce n’est pas ce corps que les yeux voient, que les mains palpent : c’est la pensée, c’est le sentiment, c’est la vie, c’est l’Esprit qui se cachent sous ce vêtement et sous ce corps. Comme partout le visible n’est que le produit de l’invisible, c’est l’idée qui crée le mot, c’est l’esprit qui crée l’idée. » – RL∴ 813 FF∴ Libres – Ori∴ Bez∴ – Ren∴  RIG∴ « La face cachée de Jean  » – 1984 –

« Le Sentiment est l’outil des escrocs. » – Michel NEYRET (Ancien directeur adjoint de la PJ de Lyon) – Présentation de son roman « Flic » -On n’est pas couché – 01-10-2016-

Attention à la confusion : « Le Sentiment / les sentiments » Ici  le singulier est divin, donc mal utilisé. Le pluriel, démoniaque correspond a rendre juste sa phrase. – Note Rémi Alcina –

« Le besoin d’activité extérieure porté à un tel degré, le goût de l’effort pour l’effort, […] cela n’est point naturel à l’homme […] mais cela est devenu en quelque façon naturel à l’Occidental, peut-être par un effet de cette habitude qu’Aristote dit être comme une seconde nature, mais surtout par l’atrophie des facultés supérieures de l’être, nécessairement corrélative du développement intensif des éléments inférieurs : celui qui n’a aucun moyen de se soustraire à l’agitation peut seul s’y satisfaire, de la même manière que celui dont l’intelligence est bornée à l’activité rationnelle trouve celle-ci admirable et sublime ; pour être pleinement à l’aise dans une sphère fermée, quelle qu’elle soit, il ne faut pas concevoir qu’il puisse y avoir quelque chose au-delà. Les aspirations de l’Occidental, seul entre tous les hommes […] , sont d’ordinaire strictement limitées au monde sensible et à ses dépendances, parmi lesquelles nous comprenons tout l’ordre sentimental et une bonne partie de l’ordre rationnel ; assurément, il y a de louables exceptions, mais nous ne pouvons envisager ici que la mentalité générale et commune, celle qui est vraiment caractéristique du lieu et de l’époque. » – René Guenon – ORIENT ET OCCIDENT – La superstition de la vie – Page 2092 – Tout Guenon en PDF – Télécharger : rene-guenon-tout guénon-v2

« Solipsisme : Doctrine selon laquelle le sujet (qui pense, qui a des sensations, des sentiments, qui veut, qui ne veut pas, etc.) est la seule réalité » – Media Dico Français

« Prendre «ce que je suis» pour «Je Suis» c’est mon inflation ou ma pathologie, ressentir l’écart entre ce que je suis et Je Suis, c’est la source d’un sentiment de culpabilité ou de manque qui est aussi pathologie. Accepter cet «écart» entre «ce que je suis» et «Je Suis», entre «ce qui est» et «l’Être» ou encore entre la réalité et le Réel, c’est le commencement de la santé ; l’apprentissage de «l’entre-deux» qui me place au cœur d’un ternaire, «ce que je suis» – «Je Suis» – et «l’entre-deux». La fonction du Thérapeute est de prendre soin de cet «entre-deux» ou de cette relation entre l’Être et «ce qui est» ou entre «ce que je suis» et «Je Suis». » – Leloup Jean-Yves-Thérapeutes-Lettre aux-1 – pages 2-  à Télécharger –

« Le vrai Sentiment est immobile. Il aime tout et rayonne. Les Sentiments en eux-mêmes sont d’une importance vitale, mais il faut adopter une attitude différente à leur égard. Si tu les refoules trop tôt, ils te restent dans la gorge et sont étouffés, Si tu les laisses monter librement jusqu’aux yeux, leur force initiale se perd en larmes, Mais si tu les LUI offres au moment ils arrivent à la gorge, alors ils se transforment et deviennent Energie-Lumière qui Rayonne à travers tes yeux. […] Chaque petite Cellule prie. La Prière de toutes ensemble, c’est le vrai Sentiment. (p58). Conscience, Connaissance du monde, Connaissance plus ou moins intuitive, perception, sensation, impression. Impression morale : Sentiment de joie. Expression de la Sensibilité, d’un penchant, d’une affection, d’une Passion, avis, opinion. Conscience que l’on a de la Réalité d’une chose : avoir le Sentiment de ses limites.- ne pas confondre avec Émotion – L’Émotion c’est la stupidité du Cœur, le Sentiment c’est son Intelligence.  » – Gita Mallasc – Dialogue avec l’ange (p57)

« Il ne suffit pas d’apprendre à l’Homme une spécialité car il devient ainsi une machine utilisable et non une Personnalité. Il importe qu’il acquière un Sentiment, un sens pratique de ce qui vaut la peine d’être entrepris, de ce qui est Beau, de ce qui est Moralement Droit. » – Albert EINSTEIN – « Comment je vois le monde » –

« Dans la stupeur ou l’Anxiété, à travers l’expérience des Sentiments extrêmes, quand tu surplombes un précipice, que tu fuis le combat, que tu connais la faim ou la terreur, ou même lorsque tu éternues, l’Essence de la spatialité de ton propre Esprit peut-être saisie. » – Vijnânabhaïrava Tantra –

« Un Pas donne la direction, deux la précisent, Trois la confirment et prouvent une avancée ferme et Droite. En effet la Droite est le domaine de la Raison, comme me l’a fait remarquer notre Frère, Ancien Grand Maître, J-C Bousquet. La Gauche celui des Sentiments : c’est le côté Sinistre, c’est Dangereux ; il ne faut pas s’y aventurer, du moins sans assurance et protection.[…] Seul le Maître a le droit de s’aventurer dans le domaine des Sentiments, de la passion, mais il ne peut le faire que dans des conditions précises : sous le contrôle de l’Esprit, qui vient d’en Haut, et après avoir surmonté la Mort, qui est en Bas. » – P14 -La Per∴ Lan∴- Ori∴ Mon∴ – Jea∴ MEY∴ – « Les pas du F∴M∴ » – 6013 –

« Selon RAMANA Maharshi le Corps Physique auquel Nous Nous Identifions est sans importance. Seul le Soi qui est la Pure Conscience d’Être doit-être trouvée grâce à l’Enquête incessante: «Qui-suis-je ?» (Atma Vichara). Le Soi est Silence, imperceptible par les Sens et inconcevable par l’Intellect. C’est cette Présence Absolue qui seule Est et Demeure Immuable. Tandis que tout se forme, se Transforme et se déforme dans l’Univers, « Cela » ne Meurt pas, ne Naît pas et Demeure en chacun. Chacun de Nous répète sans cesse « Je », à toute heure du jour, sans s’interroger sur la Source de ce Sentiment d’Être et en l’attribuant au Corps, en Raison d’une Investigation superficielle de la Question. Or c’est tout le contraire, la « Conscience en Soi », c’est-à-dire en elle-même, ce que Nous pourrions appeler la « Conscienceté », indépendamment de la « Conscience de… », est en Vérité la Source invisible de Tout. Cette Réalisation peut se faire au cours de l’Existence et met fin à la Souffrance qui n’est Autre que l’effet de l’Ignorance de Qui Nous sommes. Le Maharshi exhortait tous ceux qui l’écoutaient à se poser inlassablement la Question «Qui-suis-je ?», indiquant ainsi la direction que le Chercheur doit prendre pour couper la Racine même de l’Illusion (Mâyâ) associée à l’Identification avec le « Je » (Jiva ou encore Ahamkâra). – http://fr.wikipedia.org/wiki/Ramana_Maharshi