& 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 A B C D E F G H I J K L M N O Œ P Q R S T U V W X Y Z

Plotin

« Plotin dans un traité des Ennéades, avait lui aussi, vu arriver cette Cordonnite. Mais il Voulait en faire une Vertu : « Ne cesse pas de sculpter ta propre Statue jusqu’à ce que l’éclat Divin de la Vertu se Manifeste » – Alain Graesel – interview – Alain Graesel – interview alain-graesel-gldf-je-ne-suis-pas-d-accord-avec-roger-dachezLien pouvant ne plus être fonctionnel : Aléas du WEB ! – Note Rémi ALCINA –

Autre version : « Plotin nous dit « retranche et examine-toi, enlève ce qui est superflu, ne cesse pas de sculpter ta propre statue ». C’est une invitation à vivre selon l’esprit, une vie éclairée de l’esprit par un attentif et inlassable façonnement. »Note Rémi ALCINA –

– Plotin –

« La version plus raffinée de Jean-Yves Leloup, Philosophe, théologien, prêtre orthodoxe, mais aussi psychothérapeute, Jean-Yves Leloup, qui est l’auteur de cette échelle des états amoureux, qui synthétise de nombreuses réflexions sur l’art d’aimer, commence par la résumer ainsi dans le livre qu’il a écrit avec Catherine Bensaid : Qui oserait dire qu’unje t’aime” en vaut plus qu’un autre ? Mais ce n’est qu’un premier schéma, que Jean-Yves Leloup affine de plus en plus au fil des pages, passant par exemple par l’explication suivante, qui mène de l’Amour-soif (en bas de l’échelle) à l’Amour-source (au sommet de l’échelle). Remarquons que ces deux formes extrêmes de l’Amour s’expriment pareillement par les mots « je t’aime »…

La Sourceje t’aime :

« La SoifJe t’aime : À la fin de cette seconde version de L’échelle des états amoureux, Jean-Yves Leloup tient à poser le propos suivant : «Cette échelle n’est pas une échelle de valeur. Qui oserait dire qu’un « je t’aime » vaut plus qu’un autre ? Celui du sommet est sans doute le plus libre, ceux des premiers barreaux, les plus dépendants et donc les plus douloureux, mais que sait-on de la « qualité » d’un Amour ? Qui prétendrait en être la mesure ? «De même que Wittgenstein dit à la fin du Tractatus qu’il faut rejeter l’échelle grâce à laquelle on est monté, « alors on aura la juste vision du monde », je dirai que pour avoir une juste vision de l’Amour, il s’agit aussi d’oublier ces échelles, et pour en avoir une juste vision, oublier aussi les lunettes sexologiques, psychologiques ou philosophiques avec lesquelles nous l’avons observé. Plotin grand amateur d’échelle, lui aussi, reconnaissait « que nous ne parlons pas de l’Un, mais de nous-mêmes, c’est-à-dire de l’état de notre être, de notre pensée (et de notre affectivité) par rapport à sa Réalité toujours transcendante. » « Ainsi en est-il de l’Amour, ce n’est pas de lui que nous parlons, mais des états d’âmes et des expériences que chacun, dans ses limites et selon ses capacités, peut en avoir. L’intensité subjective d’un vécu ne nous apprend pas grand-chose sur la réalité qui apparemment en est la cause. Aussi à côté de l’approche « cataphatique » de l’Amour, c’est-à-dire : l’affirmation que l’Amour c’est ceci, c’est cela (éros… philia… agapè) il faudrait ajouter avec autant de rigueur et de certitude : l’Amour ce n’est pas ceci, ni cela (Eros, Philia et Agapè). Une approche Apophatique est toujours nécessaire, pour corriger les inflations et les prétentions, de ceux qui prétendent « expliquer » ce qui leur échappera toujours. « D’une certaine façon réfléchir sur l’Amour, c’est se placer en dehors de lui, – Métaphysique, au delà du moi… – Ndlr –  A télécharger iciLeloup Jean-Yves-L’échelle des états amoureux

– Vidéo sur la symbolique de la fontaine –

« Pour le passage de Plotin que vous citez, il paraît bien évident en effet qu’il ne peut en aucune façon être question de “mémoiredans l’“éternel présent”, et que, même si on en étend la signification au delà de la modalité temporelle, elle ne peut en tout cas exister que pour un être qui est encore conditionné par quelque mode de succession. En l’entendant ainsi, la mémoire des états antérieurs, pour l’être qui n’a pas encore atteint la Délivrance, ne présente sans doute aucune impossibilité, et l’usage que vous envisagez de cette “mémoire recouvrée” serait en somme tout à fait légitime ; il y a cependant, en ce qui concerne le Bouddhisme, quelque chose qui peut donner lieu à un doute sur une telle intention : c’est son apparente négation du “Soipermanent. C’est d’ailleurs un point sur lequel il semble y avoir des contradictions difficiles à résoudre, et je n’ai jamais trouvé aucune explication satisfaisante dans la véritable attitude du Bouddhisme à cet égard. » – René Guenon – « CORRESPONDANCES » Correspondance avec A.K. Coomaraswamy – Tout Guenon Page 308 – Télécharger :  rene-guenon-tout guénon-v2


« D’ailleurs, j’ajoute : “pour nous le rendre concevable, et surtout exprimable à quelque degré”, et il ne peut être question d’expression que par rapport à un état manifesté, c’est-à-dire conditionné. Rien n’est inconcevable en soi, ni inconnaissable, et vous avez tout à fait raison de dire que la Connaissance universelle est identique à l’Infini même. Vous voyez donc que je suis très loin de la conception plotinienne, et d’ailleurs vous deviez bien le penser, en admettant toutefois que, pour Plotin, l’Intelligence ne soit vraiment qu’une émanation limitée de l’Infini. S’il en est ainsi, c’est une déformation évidente des conceptions orientales, auxquelles l’esprit Grec, même chez les Alexandrins, n’a jamais pu s’adapter parfaitement ; pour les Orientaux, en effet, la Connaissance est bien identique à l’Infini, et voici en particulier un texte qui est très clair à cet égard : “Brahma est la Vérité, la Connaissance, l’Infini(je traduis tout à fait littéralement). » – René Guenon – « CORRESPONDANCES – Correspondance avec Noële Maurice-Denis Boulet »  non publié, 1917-1923 – Tout Guénon Page 465 – Télécharger :   rene-guenon-tout guénon-v2


« Il convient d’ajouter, à ce propos, que quelque chose de semblable peut aussi avoir lieu dans un autre cas que celui des « états mystiques », cas qui est celui d’une réalisation métaphysique véritable, mais demeurée incomplète et encore virtuelle ; la vie de Plotin en offre un exemple qui est sans doute le plus connu. Il s’agit alors, dans le langage du taçawwuf islamique, d’un hâl ou état transitoire qui n’a pas pu être fixé et transformé en maqâm, c’est-à-dire en « station » permanente, acquise une fois pour toutes, quel que soit d’ailleurs le degré de réalisation auquel elle correspond. » – René Guenon – « INITIATION ET REALISATION SPIRITUELLE – Réalisation ascendante et descendante » Note de bas de page N°1 – Tout Guénon Page 891 – Télécharger : rene-guenon-tout guénon-v2