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Jean Scot Erigène

« Il faut suivre l’autorité des Pères de l’Église aussi longtemps que celle-ci est en accord avec la Révélation ; en cas de contradiction, c’est l’Écriture et la Raison divine qui l’emportent. L’homme n’a de raison que comme miroir et ressemblance du Verbe, qui est la vraie Raison qui mesure toute raison humaine. Et bien sûr une tradition fragile est moins que le Verbe ; mais cela ne fait pas de Scot un rationaliste moderne, car sa « raison » est très éloignée de la raison des modernes. » – Jean Scot Erigène – https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Scot_%C3%89rig%C3%A8ne

   

« Colebrooke (Essais sur la Philosophie des Hindous, traduits en français par G. Pauthier, 1er Essai) a signalé avec raison la concordance remarquable qui existe entre le dernier passage cité et les suivants, tirés du traité De Divisione Naturæ de Scot Érigène : « la division de la Nature me paraît devoir être établie selon quatre différentes espèces, dont la première est ce qui crée et n’est pas créé ; la seconde ce qui est créé et qui crée lui-même ; la troisième, ce qui est créé et ne crée pas ; et la quatrième enfin, ce qui n’est pas créé et ne crée pas non plus » (Livre I). « Mais la première espèce et la quatrième (respectivement assimilables à Prakriti et à Purusha) coïncident (se confondent ou plutôt s’unissent) dans la Nature Divine, car celle-ci peut être dite créatrice et incréée, comme elle est en soi, mais également ni créatrice ni créée, puisque, étant infinie, elle ne peut rien produire qui soit hors d’elle-même, et qu’il n’y a non plus aucune possibilité qu’elle ne soit pas en soi et par soi » (Livre III). On remarquera cependant la substitution de l’idée de « création » à celle de « production » ; d’autre part, l’expression de « Nature Divine » n’est pas parfaitement adéquate, car ce qu’elle désigne est proprement l’Être Universel : en réalité, c’est Prakriti qui est la nature primordiale, et Purusha, essentiellement immuable, est en dehors de la Nature, dont le nom même exprime une idée de « devenir ». – René GUENON – L’HOMME ET SON DEVENIR SELON LE VEDANTA – Purusha et Prakriti – P. 1070 – Note bas de page 3 – Tout Guenon – Télécharger : rene-guenon-tout guénon-v2

« L’Irlandais, agile de l’esprit, concevait la nature sous quatre catégories dont le point de départ était Dieu et dont le terme aboutissait à Dieu, donc comme un cercle qui part du Suprême et fait retour à lui. Tout part du Suprême et retourne au Suprême. Il est sur l’Un diverses perspectives finies légitimes en tant que finies. Tous les êtres créés se résorbent ainsi en leur créateur. La notion de bien et de mal est propre à la manifestation comme le temps et l’espace, innocents et coupables devant connaître un destin temporel étranger ou non à leur destinée éternelle. L’Enfer n’est pas un lieu terrestre, de la manifestation spatiale, mais rien n’est hors de l’Espace de la nature divine ; il n’en est pas moins être, douleur et aveuglement.

Les quatre catégories sont :

« ce qui n’est pas créé et qui crée » (Dieu comme origine de toutes choses);

« ce qui est créé et qui crée » (idées, causes premières);

« ce qui est créé et ne crée pas » (ce qui est soumis à un temps et à un lieu : l’homme);

« ce qui n’est pas créé et qui ne crée pas » (Dieu comme point de retour de l’humanité). »

Jean Scot Erigène – https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Scot_%C3%89rig%C3%A8ne

« Il n’est pas difficile de remarquer l’accord parfait entre l’œuvre de René Guénon et celles de Nicolas de Cues et d’ Érigène. » – René GUENON – RECUEIL – Avant-propos – P. 2148 – Tout Guenon – Télécharger : rene-guenon-tout guénon-v2

« Dieu ne prévoit ni peines, ni péchés : ce sont des fictions. » – Jean Scot Erigène « De la prédestination » – https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Scot_%C3%89rig%C3%A8ne

« L’enfer n’existe pas, ou alors il se nomme le remords.  » – Jean Scot Erigène « De la prédestination » – https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Scot_%C3%89rig%C3%A8ne

« Dans sa De la division de la Nature, Periphyseon, Érigène fait allusion aux cinq conditions de l’existence, et parle du Non-Être et de l’Être, de l’intuition intellectuelle, de Dieu « Plus-que-Lieu », « Plus-que-Temps », « Plus-que-Mouvement », « exempt de toute dimension ; il est donc dénué de quantité », du Paradis qui n’est pas un lieu géographique mais un état spirituel, de l’homme en tant que la résultante de ce qui contient tous les êtres, etc., tous les éléments que l’on trouve dans l’œuvre de Guénon. » – René GUENON – RECUEIL – Avant-propos – P. 2148 – Note bas de page 5 – Tout Guenon – Télécharger : rene-guenon-tout guénon-v2

 

« Jean Scot prétend que la raison humaine n’entre pas en contradiction avec la foi  » – Jean Scot Erigène – https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Scot_%C3%89rig%C3%A8ne