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« Le Fanâ’ – terme Soufi – est l’Anéantissement, l’Évanouissement. Élévation de l’Esprit dans la Contemplation des choses divines, qui détache une Personne des objets sensibles jusqu’à ce que s’anéantissent ses Attributs humains au profit des Attributs divins. Le Fanâ’ est un concept élaboré par les théologiens Soufis pour échapper à toute idée de Fusion Mystique entre l’homme et Dieu qui serait condamnée par les ulémas sunnites. Cet état est généralement suivi par celui du Baqa’ (« Existence », « Subsistance ») qui permet au Disciple d’intégrer son état d’éveil tout en l’harmonisant avec les Contingences Spatio-temporelles, les affaires du « Bas-monde ».

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« …le véritable sens du mot Nirvâna, dont on a donné tant de fausses interprétations ; ce mot signifie littéralement extinction du souffle ou de l’agitation, donc état d’un être qui n’est plus soumis à aucune agitation, qui est définitivement libéré de la forme. C’est une erreur très répandue, du moins en Occident, que de croire qu’il n’y a plus rien quand il n’y a plus de forme, tandis qu’en réalité c’est la forme qui n’est rien et l’informel qui est tout ; ainsi, le Nirvâna, bien loin d’être l’anéantissement comme l’ont prétendu certains philosophes, est au contraire la plénitude de l’Être. » – René Guenon – « Mélanges – le démiurge » – tout guenon – page 1975 – Télécharger « tout-guenon-et-tuto » – Télécharger « rene-guenon-tout guénon-v2 » –

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« Les funérailles se situent toujours symboliquement entre la mort et l’acquisition de l’immortalité. La période de deuil qui s’ensuit correspond au pourrissement du corps ; le retrait de deuil marque alors la libération de l’esprit lorsque les ossements sont purifiés. Bien que recouvrant des aspects variables, ces pratiques mettent en évidence dans leur ensemble que l’Homme reconnaît la mort comme un évènement et non comme un anéantissement. » – RL∴ 815 – St Jean du verseau – Eric LER∴ – » La mort, avènement du vrai au matin suprême » – 2023 –

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« L’âge de fer n’a point d’autre sceau que celui de la Mort. Son hiéroglyphe est le squelette pourvu des attributs de Saturne : le sablier vide, figure du temps révolu, et la faux, reproduite dans le chiffre sept, qui est le nombre de la transformation, de la destruction, de l’anéantissement. L’évangile de cette époque néfaste est celui qui fut écrit sous l’inspiration de saint Matthieu. » – FULCANELLI – Julien CHAMPAGNE – LE MYSTÈRE DES CATHÉDRALES en PDF – Page 69 – Télécharger : Fulcanelli – Le Mystère des Cathédrales –

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