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« L’interprétation réelle de la «pierre angulaire» comme «pierre du sommet» paraît bien avoir été assez généralement connue au moyen âge, ainsi que le montre notamment une illustration du Speculum Humanae Salvationis que nous reproduisons ici 1 (fig. 14) ; cet ouvrage était fort répandu, car il en existe encore plusieurs centaines de manuscrits ; on voit dans cette illustration deux maçons tenant une truelle d’une main et, de l’autre, soutenant la pierre qu’ils s’apprêtent à poser au sommet d’un édifice (apparemment la tour d’une église dont cette pierre doit compléter le sommet), ce qui ne laisse aucun doute sur sa signification. Il y a lieu de remarquer, à propos de cette figure, que la pierre dont il s’agit, en tant que «clef de voûte», ou dans toute autre fonction similaire suivant la structure de l’édifice qu’elle est destinée à «couronner», ne peut, par sa forme même, être placée que par le haut (sans quoi, d’ailleurs, il est évident qu’elle pourrait tomber à l’intérieur de l’édifice) ; par là, elle représente en quelque sorte la «pierre descendue du ciel», expression qui s’applique fort bien au Christ, et qui rappelle aussi la pierre du Graal (le Lapsit Exillis de Wolfram d’Eschenbach, qui peut s’interpréter comme lapis ex coelis). » – René Guenon – « Symboles de la science sacrée » – La « pierre angulaire – P.2453 – Télécharger : rene-guenon-rene-guenon-tout guénon-v2-



« Wolfram von Eschenbach (allemand ( [ˈvɔlfʁam fɔn ˈɛʃn̩bax] ; c. 1160/80 – c. 1220) était un chevalier, poète et compositeur allemand, considéré comme l’un des plus grands poètes épiques de la littérature médiévale allemande. En tant que Minnesinger, il a également écrit de la poésie lyrique. » – https://en.wikipedia.org/wiki/Wolfram_von_Eschenbach –


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» En août 1803 (le 15?), il a la révélation de l’« Absolu », et dès lors il ne cesse de travailler à une théorie générale du « Messianisme », ou du « Paraclétisme », fondée sur cette révélation. Tout au long de sa vie, il n’aura de cesse d’exposer ces idées dans de nombreux ouvrages philosophiques et politiques.
La date exacte de la révélation n’a jamais été précisée dans les écrits de Wronski. Mais il semble qu’il ait promis à l’un de ses disciples (le banquier Pierre-Joseph Arson) de « faire connaître l’objet de tous [ses] vœux et de toutes [ses] recherches ; et il avait fixé le 15 août [1814?] comme étant l’anniversaire de cette grande découverte ». […] Comme il le dit dans Prolégomènes du Messianisme : «L’objet de cet ouvrage est de fonder péremptoirement la vérité sur la terre, de réaliser ainsi la philosophie absolue, d’accomplir la religion, de réformer les sciences, d’expliquer l’histoire, de découvrir le but suprême des États, de fixer les fins absolues de l’homme, de dévoiler les destinées des Nations.» – https://fr.wikipedia.org/wiki/Josef_Ho%C3%ABn%C3%A9-Wronski – Télécharger : Guénon Un projet de Joseph de Maîstre pour l’union des peuples
– Wronski – Sépulture Neuilly sur Seine –
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« Yi-king-25- Wu Wang / L’innocence – Au dessus Ciel au dessous Tonnerre. – « Tonnerre en dessous du ciel : L’innocence mène au succès. Comme un enfant qui ne sait pas encore distinguer si le succès est possible, l’âme innocente entreprend de grandes choses et réussit contre toutes les adversités. Dans la nature humaine, la bonté est innée. » – YI KING – 64 cartes oracle – Le courrier du livre –


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Parfois, une quatrième étape est ajoutée à ce processus, qui vient s’intercaler entre l’Oeuvre au blanc et l’Oeuvre au rouge : c’est l’Oeuvre au jaune, aussi appelée Citrinitas, et parfois xanthose (« jaunissement » en grec). Ce jaunissement est donc une étape intermédiaire entre le blanc et le rouge, entre la conscience lunaire (Oeuvre au blanc) et la plénitude du Soi (Oeuvre au rouge). […] Alors que l’Oeuvre au blanc marque la naissance de la conscience épurée (libérée de ses illusions et du poids de l’ego), l’Oeuvre au rouge peut être définie comme l’extinction de toute forme de conscience individuelle : désormais placé sous la lumière directe du Soleil, l’être humain vit le mystère plutôt qu’il ne le pense ou ne l’interprète. La transition du blanc au rouge traduit donc un saut de conscience, qui marque le passage d’un état individuel à un état universel. Ce passage devient plus compréhensible si l’on introduit une étape intermédiaire, en l’occurrence celle de l’Oeuvre au jaune. Cette étape évoque : une nouvelle mort (la « mort jaune »), qui correspond au renoncement définitif à l’individualité. Il s’agit de renoncer aux dernières identifications, aux dernières illusions dues à la conscience d’un soi séparé,
ou encore un murissement, un passage progressif de l’individuel vers l’universel, du double vers l’Unique, du séparé vers le réconcilié. » – https://www.jepense.org/oeuvre-au-jaune-alchimie-citrinitas/ –


« Pour certains auteurs, ce désir s’ouvre avec l’Œuvre au jaune, – citrinitas – la sublimation sous le regard d’un autre reflet du soleil, celui de Vénus, déesse de l’amour, qui accompagne l’aube. A ce moment là apparaît l’amour nécessaire à la sublimation des contraires, à la perception du blanc et du noir comme étant les deux faces d’une même médaille. […] A ce moment-là s’achève le petit Œuvre. » – « Ordo Ab Chao » – N°83 – Page.267 – Septembre 2021- « L’Aurore naissante… » – JF MAR∴-

