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Quaternaire

« Spiritus, Anima, Corpus : La division ternaire est la plus générale et en même temps la plus simple qu’on puisse établir pour définir la Constitution d’un Être vivant, et en particulier celle de l’Homme, car il est bien entendu que la dualité cartésienne de l’«Esprit» et du «Corps», qui s’est en quelque sorte imposée à toute la pensée Occidentale moderne, ne saurait en aucune façon correspondre à la Réalité […]. Toutes les Traditions admettent la distinction : Esprit, Âme et Corps. Il n’y a que la modernité Occidentale qui fait la Confusion entre Esprit et Âme. Cette Erreur a des conséquences qui ne sont pas uniquement Théoriques La distinction de l’Esprit et de l’Âme est applicable à celle d’entre Macrocosme et Microcosme. Les Pythagoriciens envisageaient un Quaternaire Fondamental : le Principe, Transcendant par rapport au Cosmos, puis l’Esprit et l’Âme Universels, et enfin la Hylê Primordiale. […] du côté «Essentiel», l’Esprit et l’Âme sont, à des niveaux différents, comme des «Réflexions» du Principe même de la Manifestation ; du côté «Substantiel», ils apparaissent au contraire comme des «productions» tirées de la Materiæ Prima, bien que déterminant eux-mêmes ses productions ultérieures dans le sens descendant, et cela parce que, pour se situer effectivement dans le Manifesté, il faut bien qu’ils deviennent eux-mêmes partie intégrante de la Manifestation Universelle. BuddhiIntellect Pur (correspondant à Spiritus et à la Manifestation informelle) ; Atmâ – Principe Transcendant . Le Corps représente la passivité Substantielle, sans être la Substance elle-même. Dans le Ternaire EspritÂmeCorps, les deux premiers termes se situent d’ même côté par rapport au troisième.[…] le corps a dans l’Âme son Principe immédiat mais il ne procède de l’Esprit qu’indirectement et par l’intermédiaire de l’Âme. L’Âme, en tant qu’intermédiaire entre l’Esprit et le Corps, est un Principe «Médiateur». L’Esprit et l’Âme sont d’une certaine manière complémentaire, l’Esprit est Yang et l’Âme est Yin. Le premier est Symbolisé par le Soleil, l’autre par la Lune. L’Esprit est la Lumière Émanée directement du Principe, tandis que l’Âme est une Réflexion de cette Lumière. Le Serpent est un des Symboles d’ Anima Mundi parce que, bien qu’agissant aussi dans le Monde Corporel, appartiennent en elles-mêmes à l’Ordre Subtil. Le Carré posé sur un de ses Angles suggère l’Idée de Mouvement, tandis que le Carré reposant sur sa base exprime l’Idée de Stabilité. » – René Guénon – « La Grande triade » – « Spiritus Anima Corpus » Page 1237 – dans  « tout-guenon en Pdf « – Télécharger : rene-guenon-tout guénon-v2

 » Enfin, il y a l’Homme Théantropique, qui Répond d’une Anthropologie Quaternelle, Qui me renvoi Inexorablement sur nos Trois Colonnes, ou il semblerait qu’il en manque une, ou qu’elle soit Invisible, mais Bien Présente : Comme pour l’Homme Tridimensionnel, il y a le Composé Humain Corps, Âme, Esprit . Par l’Esprit, le Noùs, l’Homme est Ouvert à une Dimension Spirituelle : le Pneuma (Ruach en Hébreu). Pneuma étant cette Réalité qui Vivifie et Anime le Composé sans en faire Partie, c’est l’Esprit Saint, le Souffle Sacré, la Lumière Intérieure Qui Transfigure le Corps, Qui élargi et apaise l’Âme, et Qui Simplifie et Eclaire le Noùs. Dans l’Evangile de Marie c’est Précisément le Noùs Qui Accueille le Pneuma, et Communique sa Flamme et sa Lumière aux Autres Composants de l’Être. Le Noùs est l’Imagination Créatrice, la Fine Pointe de l’Âme.  » – RL∴ 813 FF∴ Libres – Ori∴ Bez∴ – Flo∴ HAR∴ – Planche d’élé∴ « La Gnose » – 2017 –

« Que l’Homme universel soit une puissance, c’est ce qui est constaté par tous les codes sacrés des nations, c’est ce qui est senti par tous les sages, c’est ce qui est même avoué par les vrais savants… Les deux autres puissances, au milieu desquelles il se trouve placé, sont le Destin et la Providence. Au-dessous de lui est le Destin, nature nécessitée et naturée ; au-dessus de lui est le Providence, nature libre et naturante. Il est, lui, comme règne hominal, la Volonté médiatrice, efficiente, placée entre ces deux natures pour leur servir de lien, de moyen de communication, et réunir deux actions, deux mouvements qui seraient incompatibles sans lui. » Il est intéressant de noter que les deux termes extrêmes du ternaire sont désignés expressément comme Natura naturans et Natura naturata, conformément à ce que nous avons dit plus haut ; et les deux actions ou les deux mouvements dont il est question ne sont pas autre chose au fond que l’action et la réaction du Ciel et de la Terre, le mouvement alterné du yang et du yin. « Ces trois puissances, la Providence, l’Homme considéré comme règne hominal, et le Destin, constituent le ternaire universel. Rien n’échappe à leur action, tout leur est soumis dans l’Univers, tout, excepté Dieu lui-même qui, les enveloppant de son insondable unité, forme avec elles cette tétrade des anciens, cet immense quaternaire, qui est tout dans tous, et hors duquel il n’est rien.» C’est une allusion au quaternaire fondamental des Pythagoriciens, symbolisé par la Tétraktys… » – René Guénon – « La Grande triade » – « Providence, Volonté, Destin » Page 1271 – dans  « tout-guenon en Pdf « – Télécharger : rene-guenon-tout guénon-v2