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Théosophisme

“M. Guénon n’est pas seulement notre seul métaphysicien indianiste. Il a, en des études qui firent quelque bruit, dénoncé l”“Erreur spiriteet le “Théosophisme”. Il reproche à cet occultisme de petite marque son ignorance moule des grandes doctrines traditionnelles, ses fraudes scandaleuses, les dangers de sa vulgarisation. Poursuivant l’exposé de la science sacrée commencé avec sa magistrale “Introduction à l’étude des doctrines hindoues”, M. Guénon nous donne aujourd’hui la fleur du Vêdânta.  » – René Guenon – « CORRESPONDANCES – Correspondance avec Di Giorgio – Page 378 –  de « Tout Guenon et son tuto » Télécharger : rene-guenon-tout guénon-v2–  homme vert  –  Khidr – Attention au Théosophisme !  : homme Rouge SCHWALLER DE LUBICZ –

En tout cas, ce qu’il y a de certain, c’est que l’occultisme, pas plus que le théosophisme, n’a rien de commun avec un ésotérisme véritable, sérieux et profond ; il faut n’avoir aucune notion de ces choses pour se laisser séduire par le vain mirage d’une «science initiatique» supposée, qui n’est en réalité qu’une érudition toute superficielle et de seconde ou de troisième main. – René Guenon – L’ERREUR SPIRITESpiritisme et occultisme – Page 1707 -Tout Guenon en PDF –  Télécharger : rene-guenon-tout guénon-v2– 

– René GUENON –

« Le «syncrétisme», entendu dans son vrai sens, n’est rien de plus qu’une simple juxtaposition d’éléments de provenances diverses, rassemblés «du dehors », pour ainsi dire, sans qu’aucun principe d’ordre plus profond vienne les unifier. Il est évident qu’un tel assemblage ne peut pas constituer réellement une doctrine, pas plus qu’un tas de pierres ne constitue un édifice ; et, s’il en donne parfois l’illusion à ceux qui ne l’envisagent que superficiellement, cette illusion ne saurait résister à un examen tant soit peu sérieux. Il n’est pas besoin d’aller bien loin pour trouver d’authentiques exemples de ce syncrétisme : les modernes contrefaçons de la tradition, comme l’occultisme et le théosophisme, ne sont pas autre chose au fond ; des notions fragmentaires empruntées à différentes formes traditionnelles, et généralement mal comprises et plus ou moins déformées, s’y trouvent mêlées à des conceptions appartenant à la philosophie et à la science profane. Il est aussi des théories philosophiques formées à peu près entièrement de fragments d’autres théories, et ici le syncrétisme prend habituellement le nom d’«éclectisme » ; mais ce cas est en somme moins grave que le précédent, parce qu’il ne s’agit que de philosophie, c’est-à-dire d’une pensée profane qui, du moins, ne cherche pas à se faire passer pour autre chose que ce qu’elle est. Le syncrétisme, dans tous les cas, est toujours un procédé essentiellement profane, par son «extériorité » même ; et non seulement il n’est point une synthèse, mais, en un certain sens, il en est même tout le contraire. En effet, la synthèse, par définition, part des principes, c’est-à-dire de ce qu’il y a de plus intérieur ; elle va, pourrait-on dire, du centre à la circonférence, tandis que le syncrétisme se tient à la circonférence même, dans la pure multiplicité, en quelque sorte «atomique », et de détail indéfini d’éléments pris un à un, considérés en eux-mêmes et pour eux-mêmes, et séparés de leur principe, c’est-à-dire de leur véritable raison d’être. » – René Guenon – « Aperçus sur l’initiation » – Synthèse et syncrétisme – P. 43 –  éditions traditionnelles paris – ou Télécharger : rene-guenon-tout guénon-v2–  P. 104 –