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Style

« Aussi, voyons-nous la première matière de l’Œuvre exprimée symboliquement par un livre tantôt ouvert, tantôt fermé, selon qu’elle a été travaillée ou seulement extraite de la mine. Parfois, ce livre est figuré fermé, — ce qui indique la substance minérale brute, — il n’est pas rare de le voir scellé par sept bandes ; ce sont les marques des sept opérations successives qui permettent de l’ouvrir, chacune d’elles brisant un des sceaux de fermeture. Tel est le Grand Livre de la Nature, qui renferme en ses pages la révélation des sciences profanes et celle des mystères sacrés. Il est de style simple, de lecture aisée, à condition, toutefois, qu’on sache le trouver, — ce qui est fort difficile, — et qu’on puisse surtout l’ouvrir, — ce qui est plus laborieux encore. » – FULCANELLI – Julien CHAMPAGNE – LE MYSTÈRE DES CATHÉDRALES en PDF – Page 61 – Télécharger : FulcanelliLe Mystère des Cathédrales –

Sub liminus

« Étymologiquement, sublime vient du latin « Sub liminus », haut, suspendu en l’air, élévation en pente. La sublimation est une opération chimique qui permet à un élément de passer de l’état solide à l’état gazeux. » – « Ordo Ab Chao » – N°88 – Page.256 -Juin 2024- « L’aspect initiatique de la Titulature du 5° au 12° degré » – Francis Car∴ –

Shekina (Prononcer Shérhina  « rh » guttural idem Jota espagnole – Note Dan∴ PAR∴) –

Subconscient

Ainsi, quand Freud parlait de « symbolisme », ce qu’il désignait abusivement ainsi, n’était en réalité qu’un simple produit de l’imagination humaine, variable d’un individu à l’autre, et n’ayant véritablement rien de commun avec l’authentique symbolisme traditionnel. Ce n’était qu’une première étape, et il était réservé à d’autres psychanalystes de modifier les théories de leur « maître » dans le sens d’une fausse spiritualité, afin de pouvoir, par une confusion beaucoup plus subtile, les appliquer à une interprétation du symbolisme traditionnel lui-même. Ce fut surtout le cas de C. G. Jung, dont les premières tentatives dans ce domaine datent d’assez longtemps déjà ; il est à remarquer, car cela est très significatif, que, pour cette interprétation, il partit d’une comparaison qu’il crut pouvoir établir entre certains symboles et des dessins tracés par des malades ; et il faut reconnaître qu’en effet ces dessins présentent parfois, avec les symboles véritables, une sorte de ressemblance « parodique » qui ne laisse pas d’être plutôt inquiétante quant à la nature de ce qui les inspire. Ce qui aggrava beaucoup les choses, c’est que Jung, pour expliquer ce dont les facteurs purement individuels ne paraissaient pas pouvoir rendre compte, se trouva amené à formuler l’hypothèse d’un soi-disant « inconscient collectif », existant d’une certaine façon dans ou sous le psychisme de tous les individus humains, et auquel il crut pouvoir rapporter à la fois et indistinctement l’origine des symboles eux-mêmes et celle de leurs caricatures pathologiques. Il va de soi que ce terme d’« inconscient » est tout à fait impropre, et que ce qu’il sert à désigner, dans la mesure il peut avoir quelque réalité, relève de ce que les psychologues appellent plus habituellement le « subconscient », c’est-à-dire l’ensemble des prolongements inférieurs de la conscience. Nous avons déjà fait remarquer ailleurs la confusion qui est commise constamment entre le « subconscient » et le « superconscient » : celui-ci échappant complètement par sa nature même au domaine sur lequel portent les investigations des psychologues, ils ne manquent jamais, quand il leur arrive d’avoir connaissance de quelques-unes de ses manifestations, de les attribuer au « subconscient ». C’est précisément cette confusion que nous retrouvons encore ici : que les productions des malades observés par les psychiatres procèdent du « subconscient », c’est une chose qui assurément n’est pas douteuse ; mais, par contre, tout ce qui est d’ordre traditionnel, et notamment le symbolisme, ne peut être rapporté qu’au « superconscient », c’est-à-dire à ce par quoi s’établit une communication avec le supra-humain, tandis que le « subconscient » tend au contraire vers l’infra-humain. Il y a donc une véritable inversion qui est tout à fait caractéristique du genre d’explication dont il s’agit ; et ce qui lui donne une apparence de justification, c’est qu’il arrive que, dans des cas comme celui que nous avons cité, le « subconscient », grâce à son contact avec des influences psychiques de l’ordre le plus inférieur, « singe » effectivement le « superconscient » ; c’est ce qui, pour ceux qui se laissent prendre à ces contrefaçons et sont incapables d’en discerner la véritable nature, donne lieu à l’illusion qui aboutit à ce que nous avons appelé une « spiritualité à rebours ». – Tout Guenon en PDF Page 2333 – et la suite . – Télécharger : rene-guenon-tout guénon-v2

« …et le travail ici, l’épreuve consiste en une décapitation de notre ego ombrageux, une ouverture du subconscient qui est le nécessaire dépouillement de nos tuniques de peau. C’est ce travail de résilience qui permet seul un recentrage. Mais est-ce suffisant pour réaliser l’œuvre au blanc ? …sommes-nous capables d’incarner la parole, cette œuvre au rouge, à l’heure du parfait maçon… » – SC∴702 – AmiUni∴ – Val∴ Mon∴ – Ala∴ KNA∴ – Une approche de l’épreuve dans le R∴E∴A∴A∴ – 6009 –

« Le chemin du pathos c’est l’épreuve qui est refus, non vécue comme source de progrès et de dépassement mais comme un déchirement à l’origine de sentiments tels que la désaffection, le désintérêt et l’opposition. L’épreuve développe alors la séparation et la rupture en lieu et place du lien et de la distinction. Elle est surtout le refus de reconnaitre en nous, notre part d’ombre, notre double identité apollonienne et dionysiaque, l’esprit qui nous éclaire et le tumulte qui nous rend sourds. Cette attitude déchirer l’unité de l’homme et ouvre l’espace du subconscient, lieu de camouflage et de refoulement s’entrechoquent et se combattent des sentiments divergents tel que la vanité et la culpabilité, l’exaltation ou la banalisation. Ici, l’homme ne reconnaît plus son semblable comme identique mais lui attribue une survalorisation, source de déception ou une sous-valorisation, source de détournement, et pour lui, il développe un idéal inaccessible, aboutissant à une rancœur de lui-même et au refus de l’esprit, source d’attachement aux désirs multiples et d’aveuglement. Si la blessure sur le parcours initiatique relie et avive, ici, l’épreuve sépare et déchire, elle rompt l’harmonie du vivant, la quête de sens, au risque d’aboutir à la brisure, qui est la mort de l’âme. » – SC∴702 – AmiUni∴ – Val∴ Mon∴ – Ala∴ KNA∴ – Une approche de l’épreuve dans le R∴E∴A∴A∴ – 6009 –

Subdiviser

« On peut envisager Trois Grades Initiatiques, dont Chacun pourrait d’ailleurs se subdiviser en une Multiplicité Indéfinie de Stades ou de Degrés spéciaux :

le Brahmachârin, c’est à-dire l’Etudiant Qui Aspire à l’Initiation ou Seconde Naissance ;

le Dwija (deux fois Né), Qui a reçu cette Initiation, par laquelle se Confère le Caractère d’Ârya ;

le Yogi, Qui, considéré dans cet Etat, est, comme nous l’avons dit, Jivanmukta (Délivré dans la Vie). Le Yogi peut, d’ailleurs, accomplir différentes Fonctions :

Le Pandit est Celui Qui Enseigne, et alors il a plus particulièrement le Caractère de Guru (Maître Spirituel) par rapport au Brahmachârin qui est son Chéla (Disciple régulier) ;

Le Muni est le Solitaire, non au sens vulgaire et Matériel du Mot, mais Celui Qui, Concentré en Soi-même, Réalise dans la Plénitude de son Être la Solitude Parfaite, Qui ne laisse Subsister en l’Unité Suprême aucune Distinction de l’Extérieur et de l’Intérieur, ni aucune Diversité Extra-Principielle quelconque : c’est le dernier des Quatre Bonheurs désignés par la Tradition extrême-Orientale » – « La constitution de l’être humain et son évolution posthume selon le Védânta », publié dans La Gnose en 1911 et signé Tau Palingénius – René Guenon tout guenon -page 2148 – Télécharger « tout-guenon-et-tuto » –