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» L’Inde véritable, c’est celle qui demeure toujours fidèle à l’enseignement que son élite se transmet à travers les siècles, c’est celle qui conserve intégralement le dépôt d’une tradition dont la source remonte plus haut et plus loin que l’humanité ; c’est l’Inde de Manu et des Rishis, l’Inde de Shri Râma et de Shri Krishna….Par la chaîne ininterrompue de ses Sages, de ses Gurus et de ses Yogis, elle subsiste à travers toutes les vicissitudes du monde extérieur, inébranlable comme le Mêru ; elle durera autant que le Sanâtana Dharma (qu’on pourrait traduire par Lex perennis, aussi exactement que le permet une langue occidentale), et jamais elle ne cessera de contempler toutes choses, par l’ oeil frontal de Shiva, dans la sereine immutabilité de l’éternel présent. Tous les efforts hostiles se briseront finalement contre la seule force de la vérité, comme les nuages se dissipent devant le soleil, même s’ils sont parvenus à l’obscurcir momentanément à nos regards. L’action destructrice du temps ne laisse subsister que ce qui est supérieur au temps : elle dévorera tous ceux qui ont borné leur horizon au monde du changement et placé toute réalité dans le devenir, ceux qui se sont fait une religion du contingent et du transitoire, car « celui qui sacrifie à un dieu deviendra la nourriture de ce dieu » ; mais que pourrait-elle contre ceux qui portent en eux-mêmes la conscience de l’éternité ? » – René Guenon – « ÉTUDES SUR L’HINDOUISME – L’esprit de l’Inde – Page 614 note bas de page 4 – de « Tout Guenon et son tuto »
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« … Comprendre sans difficulté la description symbolique de l’origine des castes, telle qu’elle se rencontre en de nombreux textes, et tout d’abord dans le Purushasîckta du Rig Vêda :
– Les Brâhmanas représentent essentiellement l’autorité spirituelle et intellectuelle ;
– Les Kshatriya, le pouvoir administratif, comportant à la fois les attributions judiciaires et militaires, et dont la fonction royale n’est que le degré le plus élevé ;
– Les Vaishya, l’ensemble des diverses fonctions économiques au sens le plus étendu de ce mot, comprenant les fonctions agricoles, industrielles, commerciales et financières ;
– Quant aux Shûdra, ils accomplissent tous les travaux nécessaires pour assurer la subsistance purement matérielle de la collectivité.- rené guenon – « introduction générale à l’étude des doctrines hindoues » -« Principes de l’institution des castes » – Télécharger : rene-guenon-tout guénon-v2 – Page 973 –


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« Je vous remercie aussi de vos explications au sujet d’âkâsha chez les Bouddhistes ; l’équivalence “âkâsha”=“chaos” est en effet correcte, puisqu’il est l’élément premier indifférencié ; ce “chaos” bien entendu, n’est d’ailleurs pas le “Vide” au sens métaphysique ; on peut seulement le dire “vide” en un certain sens relatif comme l’expression hébraïque de la Genèse est rendue dans la Vulgate par “inanis et “vacua”“. Il resterait à savoir au juste ce qu’il est de la conception de “shûnyatâ” dans les différentes écoles bouddhiques ; d’autre part, les Jainas sont aussi regardés généralement comme liant “âkâsha” en tant qu’élément ; avez-vous quelques précisions sur ce dernier point ? » – René Guenon – « APERÇUS SUR L’ESOTERISME CHRETIEN – CORRESPONDANCES – Correspondance avec A.K. Coomaraswamy – Page 334 – Télécharger: rene-guenon-tout guénon-v2 –


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» Selon Ibn Arâbi en effet, la connaissance de Dieu ne peut être qu’incomplète dans la connaissance du centième Nom de Dieu, car celui qui acquiert cette connaissance a alors le pouvoir sur toutes choses ici-bas. Mais surtout, il découvre au travers du Nom Suprême de Dieu son propre nom et ainsi il acquiert la connaissance de lui-même qui rend alors inutile toute autre connaissance, qui rend inutile la parole elle-même comme le dit Shurawardi « Celui qui ne parle pas, c’est que toute sa personne est devenue langage ; c’est seulement par ce mutisme qu’il peut exprimer son état profond ». – Science des lettres – soufi- Geo∴ BOU∴ –

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« …On me promet, un Travail pénible, des Combats et un Sacrifice jusqu’à la dernière goutte de mon sang ! Courbe la tête, fier Sicambre ! Brule ce que tu as Adoré et Adore ce que tu as Brulé… » – P14 -La Per∴ Lan∴- Ori∴ Mon∴ – Phi∴ Bou∴ – « Du sac∴ du vieil hom∴ au sac∴ du Lév∴ » – 6013 –


Ce sont les paroles qu’aurait prononcées l’évêque Remy en baptisant Clovis un 25 décembre vers l’an 500 à Reims. Elles ont été rapportées par Grégoire de Tours mais bien sûr en latin, notre traduction en français vient des historiens du XVIIIème siècle et elle est un peu biaisée !
« Milis depone colla Sicamber » dit le texte originel. «Sicamber» c’est le nom du lignage auquel appartenait Clovis, sa famille au sens large. Quant à «depone colla», cela veut dire «fléchis le cou, courbe la tête». C’est le «Milis» qui pose problème. La bonne traduction, ce n’est pas «fier» mais bien «doux». Alors la phrase signifie quelque chose comme : «Sois doux, renonce à la violence, courbe la tête, toi Clovis de la tribu Sicambre». – https://www.autantsavoirdejo.be/2021/07/courbe-la-tete-fier-sicambre.html –

