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Turco mongole

 » L’0ccident se réfère volontiers, pour des raisons de proximité historique, à la tradition judéo-chrétienne, laquelle, par la voie hébraïque, dérive de celle d’Egypte. Pour notre part, nous estimons que celle des Protochinois (c’est-à-dire des habitants du centre de la Chine avant les invasions turco-mongoles, donc à une époque non historique à laquelle la Grande Muraille n’était pas encore construite, même dans sa partie ouest la plus antique) est historiquement la plus reculée, et par conséquent la plus proche de la Grande Tradition primordiale des hommes. »  Médecine chinoise, médecine totale – Page 12 – Jacques André LAVIER – Grasset – 2018 –

Turiya

« Un Dévot : Quel est ce Soi dans l’expérience présente ?
Râmana Mahârshi : C’est la lumière qui resplendit éternellement dans la grotte du cœur (guhya hridaya) entant que flamme de la conscience « je-Je » – l’éternel et bienheureux « sat-chit-ânanda ». Ceci est la réponse au Vichâra et à son accomplissement. Le « Je » qui a déterminé et amené une quête dans sa propre nature, a enfin trouvé qu’il n’était autre que le pur Mental, l’Être immaculé, reposant de toute éternité dans la bienheureuse félicité. C’est turîya, le quatrième « Etat » ou samâdhi l’état le plus haut. » – Râmana Mahârshi – La voie directe – Page 13 – Editions Accarias l’originel 09/2021 –

« Turiya – Appelé aussi l’Inconnaissable silencieux : le quatrième état de conscience, au-delà de veille, sommeil et rêve » – Râmana Mahârshi – La voie directe – Page 13 – Editions Accarias l’originel 09/2021 –

Tuteur

« 0 Dieux, Alcibiade, en quel État Je te vois ! J’hésite à le Qualifier ; pourtant, puisque Nous sommes Seuls, Il faut Parler. C’est notre Raisonnement Qui t’en Accuse et Toi Qui t’en Accuses Toi-Même. Voilà Pourquoi tu te jettes dans la Politique avant d’Être Instruit. Et tu n’es pas Seuls dans ce cas : Il en Est de Même de la Plupart de ceux Qui se Mêlent des Affaires de la République, à l’Exception de quelques-uns et peut-être de ton Tuteur, Périclès. » Socrate à AlcibiadePlaton  » le premier Alcibiade » XIII –

Tutoiement

Le père Séraphin lui expliqua que dans le premier testament, la Méditation est exprimée par des termes de la racine « haga » rendus le plus souvent en grec par mélété -meletan- et en latin par meditari -meditatio. La racine en son sens primitif signifie « Murmurer à mi-voix ». Elle est également employée pour désigner des cris d’animaux, par exemple le rugissement du lion (Isaïe 31,4), le pépiement de l’hirondelle et le chant de la colombe (Isaïe 38, 14), mais aussi le grognement de l’ours. « Au mont Athos on manque d’ours. C’est pour cela que je t’ai conduit auprès de la tourterelle, mais l’enseignement est le même. Il faut méditer avec ta gorge, non seulement pour accueillir le souffle, mais aussi pour murmurer le nom de Dieu jour et nuit… »  Quand tu es heureux, presque sans t’en rendre compte, tu chantonnes, tu murmures quelquefois des mots sans signification, et ce murmure fait vibrer tout ton corps de joie simple et sereine… Méditer, c’est murmurer comme la tourterelle, laisser monter en soi ce chant qui vient du cœur, comme tu as appris à laisser monter en toi le parfum qui vient de la fleur . . . Méditer, c’est respirer en chantant. Sans trop s’attarder à sa signification pour le moment, je te propose de répéter, de murmurer, de chantonner ce qui est dans le cœur de tous les moines de l’Athos. « Kyrie eleison, kyrie eleison… » Cela ne plaisait pas trop au jeune philosophe. Lors de certaines messes de mariage ou d’enterrement il avait déjà entendu cela, on traduisait en français par « Seigneur prends pitié ». Le moine Séraphin se mit à sourire : « Oui, c’est une des significations de cette invocation, mais il y en a bien d’autres. Cela veut dire aussi « Seigneur, envoie ton Esprit . . . ! Que ta tendresse soit sur moi et sur tous, que ton Nom soit béni, etc…, mais ne cherche pas trop à te saisir du sens de cette invocation, elle se révèlera d’elle-même à toi. » … Il se sent « de trop », étranger au monde. Méditer c’était d’abord entrer dans la Méditation et la Louange de l’Univers car « toutes ces choses savaient prier avant nous. », disent les pères. L’homme est le lieu la prière du monde prend conscience d’elle-même. L’homme est pour nommer ce que balbutient toutes créatures. Avec la Méditation d’Abraham, nous entrons dans une nouvelle et plus haute Conscience qu’on appelle la Foi, c’est-à-dire l’adhésion de l’intelligence et du Cœur à ce « Tu » ou à ce « Toi » qui est, qui transparaît dans le Tutoiement multiple de tous les êtres. Telle est l’expérience et la méditation d’Abraham : derrière le frémissement des étoiles, il y a plus que les étoiles, une présence difficile à nommer, que rien ne peut nommer et qui a pourtant tous les noms. » – Jean-Yves LELOUP – « Écrits sur l’hésychasme » http://www.jeanyvesleloup.com/fr/texte.php?type_txt=0&ref_txt=65 » –