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« L’histoire telle qu’elle est comprise par l’humanisme classique ne reconnaît pas la nature du Sacré, puisque c’est le «tout autre». Donc il n’y a pas de critique historique du «tout autre». Et c’est à la fois la force et la faiblesse du Sacré : on ne peut le critiquer, mais on n’en peut rien dire. Il est ressenti. Le Sacré lui-même, n’étant pas spéculatif, nous contraint à l’opératif. C’est parce que la philosophie reste dans le domaine spéculatif que nous ne pouvons franchir le pas entre la philosophie et l’initiation. » – Télécharger : rene-guenon-actualite-de-la-pensee-traditionnelle-bammate– R.Alleau : Page 4/44 – http://alsimsimah.blogspot.com/2017/03/najm-oud-dine-bammate-visites-rene.html –


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« René Guénon affirme que l’initié est celui qui commence, et l’«Adepte » celui qui a réalisé effectivement la plénitude de l’initiation . L’initié reçoit une lumière qui, en illuminant son chaos intime, lui permet de développer les possibilités qu’il porte en lui. L’initiation virtuelle, spéculative, est l’entrée dans la voie et l’initiation effective, la connaissance, va jusqu’au bout. Pour Guénon, le rite d’initiation confère à lui seul l’initiation virtuelle. Pour certains maîtres spirituels, le rite n’a aucune importance. L’initiation a une origine non humaine. Les «Grands initiés » sont des «Vivifications » d’une influence hors du temps. La transmission orale assure la perpétuation de la chaîne, l’écrit ne comportant qu’un intérêt théorique. Le rôle effectif des «Grands initiés » est dans leur participation à la transmission de cette influence, leur enseignement n’étant qu’un accessoire qui, en éteignant peu à peu la cogitation, rend possible le travail à mains nues. » – RL∴ 813 FF∴ Libres – Ori∴ Bez∴ – Yvo∴ PER∴ – « Les Grds Ini∴ – 6012 –

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« Quelle est donc cette motivation qui me pousse à aspirer à un degré supérieur dont la teneur m’est inconnue ? Le maçon tend à la connaissance, celle qui le construit et par conséquent qui construit le monde, pour cela nous avons des outils, dans un contexte appelé fort justement spéculatif, la tache impartie qui en découle est donc d’avancer toujours plus loin dans son édification. Ceci tend à l’idéal, et est en cela une noble aspiration, elle guide l’homme en recherche qui se construit par cette synergie qui est propre à notre démarche maçonnique. Tendre à la connaissance signifie que dans l’instant j’en ai la méconnaissance et là aussi je justifie mon aspiration… aller vers pour découvrir. Je suis donc dans un processus d’aspiration pour aller vers le degré supérieur afin de découvrir. » – SC∴702 – Ami∴ Uni∴ – Val∴ Mon∴ – Jac∴ BLA∴ – « Comment avez-vous aspiré… » – 6013 –


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« … On peut toujours d’une façon très exacte, appliquer les termes « Opératif » et « Spéculatif », l’égard d’une forme initiatique quelle qu’elle soit, et même si elle ne prend pas un métier comme « support », en les faisant correspondre respectivement à l’initiation effective et à l’initiation virtuelle . » – René Guenon – « Aperçus sur l’initiation » – « Opératif » et « Spéculatif » – Page 185 – de « Tout Guenon et son tuto » – Télécharger : rene-guenon-tout guénon-v2 –

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« De même la franc-maçonnerie essaie de déterminer qui est initiatiable en tenant compte de ses mœurs, de son mode de vie et de ses moyens d’existence. Certaines infirmités, comme les trois « B », évoquées plus haut, étaient incompatibles avec l’exercice d’un métier manuel et la franc-maçonnerie spéculative les a conservés comme marque d’une dysharmonie spirituelle exprimée par le corps , ce qui est très près des “conditions karmiques” évoquées a contrario (au contraire) par le bouddha .- » Hans Wolfgang Schumann, le Bouddha historique, éd. Sully, p. 198. – RL∴ 813 FF∴ Libres – Ori∴ Bez∴ – Échanges épistolaires : envoi d’un App∴ suite à une discutions en Salle Humide sur la règle des « Trois B »- 6014 –
Réponse Rémi ALCINA : Oui c’est ça, à part que dans le Rite Ecossais Ancien et Accepté tu ne trouveras nulle part quelque chose sur le sujet ! La seule trace que j’ai trouvé c’est dans » Ahiman Razon « , qui est notre livre des « Anciens » (par rapport aux « Moderns » Andersoniens, anglicans). C’est peut-être encore d’usage, dans une maçonnerie liée à des rites plus religieux, mais pas chez-nous, à ma connaissance ! Va voir dans le glossaire « Boiteux, Borgne, Bègue », et l’explication de » Colnot « , ainsi que celle de » Matthias « . C’est à mon sens les seules explications ésotérique corrects que l’on puisse en donner, ce qui justifie le fait que cela n’existe plus chez nous… Ce fut passager, par analogie aux opératifs, mais je le répète, l’opératif manuel n’a rien à voir avec nous, sauf le but anagogique. Nous ne descendons pas d’eux ! C’est du bricolage andersonien… le reste c’est à mon sens du délire exotérique. Attention au bouddhisme, ce n’est pas une tradition mais une philosophie. – échange avec un frère – Borgne, Bègue et Boiteux doivent se comprendre au niveau Mystique « SOD » et non pas au niveau littéral « Pshat ». Analogie avec Aveugle, Muet, Paralytique – Note Rémi ALCINA –

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« Le monde profane occidental, dont noùs sommes issus et qui noùs a formé et déformé, pour connaître, utilise et survalorise l’œil de raison qui passe au crible de la pensée spéculative l’objet observé : c’est l’œil qui discerne, divise, oppose et compare. Avec lui, s’imposent la dualité, la dialectique, le doute. Toutes choses qui ne l’oublions pas, partage le même radical que « Diable ». Pour nous, initiés, l’œil de la raison évolue ou doit évoluer vers la pleine fonction de ce que les anciens nommaient «Animus » et qui inclut aussi le désir, la volonté, la mémoire, l’intelligence et la capacité sacrificielle. Cet œil est totalement lié à une conscience de type solaire liée au feu. Et en tant que telle, si elle n’est point équilibrée et compensée elle risque de durcir les réalités invisibles de type archétypales, de pétrifier les symboles en les desséchant intellectuellement. » – P14 -La Per∴ Lan∴- Ori∴ Mon∴ – Ala∴ MAS∴ « Les couleurs de l’atelier » – 6014 –

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«Vous avancez que la notion Guénonienne de Tradition se limite à l’aspect sacré. Il ne faut pas oublier que pour Guénon la civilisation traditionnelle est un tout . Tout est sacré.» il s’agit de la différence entre Tradition et coutume, entre Sacré et profane. Est-ce bien cela ? Quant au problème des différences entre traditions et coutumes, pour moi les traditions au pluriel sont inséparables des coutumes dans les civilisations traditionnelles. Sur le plan du Transmittere, je crois que les coutumes ont nécessairement des aspects traditionnels. Dans certains cas, on peut dire qu’il n’y a pas une seule coutume qui n’ait une racine sacrée. Même celles qui semblent les plus éloignées de l’approche initiatique, en réalité s’y rattachent. En ce qui concerne la différence entre le sacré et le profane, l’approche de Rudolph Otto, dont je vous ai parlé tout à l’heure, me paraît très valable : ce qui est sacré est le «Tout autre», le «Numineux». L’histoire telle qu’elle est comprise par l’humanisme classique ne reconnait pas la nature du sacré, puisque c’est le «Tout autre». Donc il n’y a pas de critique historique du «Tout-autre». Et c’est à la fois la force et la faiblesse du sacré : on ne peut le critiquer, mais on n’en peut rien dire. Il est ressenti. Le sacré lui-même, n’étant pas spéculatif, nous contraint à l’opératif . C’est parce que la philosophie reste dans le domaine spéculatif que nous ne pouvons franchir le pas entre la philosophie et l’initiation. Alors que dans la maçonnerie initiatique, celui qui participe vraiment aux travaux de la loge effectue des opérations rituelles sans cesse «recrées». » – ACTES DU COLLOQUE INTERNATIONAL RENÉ GUENON et l’actualité de la pensée traditionnelle – Sous la direction de René ALLEAU et Marina SCRIABINE – Cerisy-la-Salle : 13-20 juillet 1973 – Télécharger : « rene-guenon-actualite-de-la-pensee-traditionnelle-bammate –


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« L’étymologie du mot miroir est particulièrement riche de sens. Du latin «miror» s’étonner, être surpris, «mirâri» voir avec admiration, admirer. «miratus» être épris de, se passionner pour, mais aussi rechercher. Enfin, «spéculum» miroir a donné le nom de spéculation. A l’origine spéculer, c’était observer le ciel, les mouvements relatifs des étoiles à l’aide d’un miroir. » – RL∴ 813 FF∴ Libres – Ori∴ Bez∴ – Bru∴ BOI∴ « Le miroir » – 6016 –


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