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Philosophie – 2 –

« La science, qui observe qui analyse, il y a la philosophie, qui questionne, qui interroge ce qui a été observé, et puis il y a la philocalie et après avoir observé, questionné, il ‘agit de célébrer, il s’agit de remercier, la Philocalie, c’est apprendre à dire merci à tout ce qui est, et il y a beaucoup de choses que l’on ne comprend pas si on ne les a pas remerciées  » – Les Pères du désert, avec Jean-Yves Leloup : Télécharger : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/chretiens-d-orient/les-peres-du-desert-7722454

« L’histoire telle qu’elle est comprise par l’humanisme classique ne reconnaît pas la nature du Sacré, puisque c’est le «tout autre». Donc il n’y a pas de critique historique du «tout autre». Et c’est à la fois la force et la faiblesse du Sacré : on ne peut le critiquer, mais on n’en peut rien dire. Il est ressenti. Le Sacré lui-même, n’étant pas spéculatif, nous contraint à l’opératif. C’est parce que la philosophie reste dans le domaine spéculatif que nous ne pouvons franchir le pas entre la philosophie et l’initiation. » – Télécharger :  rene-guenon-actualite-de-la-pensee-traditionnelle-bammate– R.Alleau : Page 4/44 – http://alsimsimah.blogspot.com/2017/03/najm-oud-dine-bammate-visites-rene.html

« Plus une Philosophie est Subtile et Idéale, plus elle est Vaine et Inutile pour Expliquer des Choses Qui ne demandent qu’un Sens Droit pour être Connues.  » – LA BRUYERE – XVI –

« La période axiale : La notion est proposée par le philosophe allemand Karl Jaspers , c’est une période qui concerne l’histoire des religions et de la philosophie qui s’étend de -800 à -200 av. J.C. Cet « âge pivot » est caractérisé pat l’émergence de nouveaux modes de pensée en Chine, en Inde, en Perse et en Occident de façon quasi simultanée. A partir de quelques personnalités remarquables il se produit une avancée extraordinaire dans la pensée philosophique et religieuse. En Chine, c’est la période de Lao-Tseu, de Confucius et des écoles de Mo Ti, Chuang Tse et Lie Tsu. En Inde c’est la période de Bouddha et l’apparition des Upanishad. En Perse c’est la période Zarathoustra parle du combat éternel opposant le bien et le mal. C’est la période les prophètes Elie, Isaïe et Jérémie parcourent la Palestine, prêchant le Dieu unique et universel. En Grèce c’est la période d’Homère, d’Archimède, de Platon, de Socrate, d’Héraclite et de Parménide. De façon indépendante et quasi simultanée furent posés les fondements spirituels de l’humanité auxquels nous sommes attachés encore aujourd’hui. » – Karl Jaspers, Origine et sens de l’histoire, 1949, traduction française Plon, 1954 – Extrait fourni par Rol∴ Eng∴ –

« Ne pas confondre la Philosophia Perennis « Lumière » avec la Philosophie des Lumières : Amour de la Sagesse pour Platon et Sagesse de l’Amour pour Heidegger. » –  (On peut noter l’inversion Platon/Heidegger en inversant le mot, le sens de la phrase, Platon pense en MétaphysicienPhilosophia Perennis -, Heidegger raisonne en philosophe moderne…!)Note Rémi ALCINA –

« On comprend alors que ces philosophes aient parlé d’une «fin de la métaphysique», leur «Philosophie des lumières» était celle de leurs lampes à huile ou de leurs fées électriques, pas celle du grand soleil, celui que fréquentait Héraclite à Éphèse ou les vieux grecs qui passaient leurs temps en promenade ; promenades qui finissaient toujours sur la plage ou la Contemplation des beaux corps éveillait le désir (éros) d’une beauté sans limites (cf. Socrate, Platon and Cie.) mais c’était le privilège des plus grands que de ne pas se laisser encombrer par ce qui encombre les plages, de voir le vide, l’infini pureté de l’espace qui s’amuse de ces noces incertaines de l’eau et de la terre, d’ est née la grande «boue» humaine (adamah). » – Jean-Yves LELOUP – « Tous les chemins mènent à la plage » – un nouveau commencement pour la métaphysique –  http://www.jeanyvesleloup.com/fr/texte.php?type_txt=1&ref_txt=97

« La Philosophie : L’art de trouver de mauvaises raisons à ce que l’on croît, en vertu d’autres mauvaises raisons. » – Aldous  Huxley –

« Le bonheur est dans la vérité : «Quelle différence faites-vous, me demande une lectrice, entre la Philosophie et la sagesse ?». La réponse est assez simple, que l’étymologie suggère : philosophia, en grec, c’est l’amour ou la quête de la sagesse. La Philosophie est le chemin ; la sagesse est le but. Mais quel chemin ? Et pour quel but ? La Philosophie est un chemin de pensée : c’est un certain type de discours et de raisonnements. La sagesse serait plutôt une certaine qualité de silence. Elle relève moins de la pensée que de l’action, moins de la raison que de l’expérience. Aussi devient-on philosophe, le plus souvent, parce que l’on se sent davantage doué pour la réflexion que pour la vie. Quoi de plus normal, pour qui se découvre tel, que de mettre son talent ou sa force (penser) au service de sa faiblesse (vivre) ? On fait ce que l’on peut avec ce que l’on a : la Philosophie n’est une vocation que parce qu’elle est d’abord une contrainte ou une ruse. Il s’agit de penser mieux, pour vivre mieux. Mais ce chemin, pour qui saurait le parcourir en entier, nous amène au-dehors de la Philosophie. Car enfin, il ne s’agit pas de théoriser toujours, d’argumenter toujours. Le but de la Philosophie, c’est cet état «la sagesse» l’on n’aurait plus besoin de philosopher. De une espèce de paradoxe : la Philosophie s’abolit si tant est que nous en soyons capables, au point même elle culmine. Ainsi, le chemin de Montagne, lorsqu’il mène jusqu’au sommet : le chemin conduit, il : n’y a plus de chemin. Cela met la Philosophie à sa place, qui n’est pas la plus haute. La Philosophie est un chemin de concepts ; la sagesse, un sommet de vie. La Philosophie est un travail ; la sagesse, un repos…. Marcel Couche m’objecte que : « La Philosophie c’est l’art de parler de  » Soi « . – Jean-Luc Marion, Bouillon de culturele 20/12/96 sur la philosophie. –

« La Philosophie ne se fait pas en monologue… Elle se fait, parfois, par écrit, mais elle s’est forgé par la discussion Publique, avec des inconnus et avec des risques et donc par la parole non pas par le texte.  » – Marc Sautet, Bouillon de culturele 20/12/96 sur la philosophie

« Le mot Grec pour dire Conversion est épistrophe ou épistropho : tendre son Esprit vers, être attentif à, se convertir à. Bref, l’épistrophe détourne des biens trompeurs, des biens spécieux, vers le bien Substantiel, Essentiel. Pour parvenir à cette Conversion, une Education est nécessaire. Elle peut être :

« Le « Syncrétisme », entendu dans son Vrai Sens, n’est rien de plus qu’une simple juxtaposition d’éléments de provenances diverses, rassemblés «du dehors», pour ainsi dire, sans qu’aucun Principe d’Ordre plus profond vienne les Unifier. Il est évident qu’un tel assemblage ne peut pas constituer réellement une Doctrine, pas plus qu’un tas de pierres ne constitue un édifice ; et, s’il en donne parfois l’Illusion à ceux qui ne l’envisagent que superficiellement, cette illusion ne saurait résister à un examen tant soit peu sérieux. Il n’est pas besoin d’aller bien loin pour trouver d’authentiques exemples de ce Syncrétisme : les modernes contrefaçons de la Tradition, comme l’Occultisme et le Théosophisme, ne sont pas autre chose au fond ; des notions fragmentaires empruntées à différentes Formes Traditionnelles, et généralement mal comprises et plus ou moins déformées, s’y trouvent mêlées à des conceptions appartenant à la Philosophie et à la Science Profane. Il est aussi des Théories Philosophiques formées à peu près entièrement de fragments d’autres Théories, et ici le Syncrétisme prend habituellement le nom d’«Eclectisme» ; mais ce cas est en somme moins grave que le précédent, parce qu’il ne s’agit que de Philosophie, c’est-à-dire d’une Pensée Profane qui, du moins, ne cherche pas à se faire passer pour autre chose que ce qu’elle est. Le Syncrétisme, dans tous les cas, est toujours un procédé essentiellement Profane, par son «Extériorité» même ; et non seulement il n’est point une Synthèse, mais, en un certain Sens, il en est même tout le contraire. En effet, la Synthèse, par définition, part des Principes, c’est-à-dire de ce qu’il y a de plus Intérieur ; elle va, pourrait-on dire, du Centre à la Circonférence, tandis que le Syncrétisme se tient à la Circonférence même, dans la Pure Multiplicité, en quelque sorte «Atomique», et de détail Indéfini d’éléments pris un à un, considérés en eux-mêmes et pour eux-mêmes, et séparés de leur Principe, c’est-à-dire de leur Véritable Raison d’Être. – René Guénon : Aperçus sur l’initiation – chap VI – p 43 Editions Traditionnelles Paris – Télécharger : rene-guenon-tout guénon-v2 +  Slimane REZKI : https://www.youtube.com/watch?v=oOkPMsJRSpc Télécharger – rene-guenon-salut-delivrance-01rene-guenon-salut-delivrance-02

« La Question du Libre arbitre a été discutée à travers les Siècles par tous les Philosophes sans qu’aucune conclusion ne fasse l’unanimité. Et les plus grands Sages de l’Inde paraissent se contredire, affirmant que tout est Œuvre de la seule Shakti (Énergie Divine) mais proposant une Pratique Personnelle qui met en jeu l’initiative Individuelle. Il y a une approche relative : est-ce que je peux gagner en Liberté intime ? Et il y a une approche radicale, plus délicate à comprendre car cette question du Libre arbitre, nous la posons à partir de la Conviction de l’Ego Individualisé – le Moi et le Non moiqui est une Forme d’Erreur Fondamentale, Arthur Osborne, un Disciple anglais de Ramana Maharshi qui a passé dix ans dans son Ashram du vivant de Celui-ci a écrit plusieurs livres, a utilisé une Image du temps de la T.S.F. les postes de radio étaient volumineux, avec de grosses lampes à l’intérieur. Imaginons, dit-il, qu’un indigène d’une tribu du fin fond de la forêt vierge, qui n’a jamais eu la moindre notion d’électricité ni la moindre idée de ce qu’est un poste de radio, entende une voix de femme qui sort de cette énorme boîte. Cette personne demande « la dame qui est dans la boîte, est-ce qu’elle décide des chansons qu’elle veut chanter » -auquel cas elle aurait un Libre arbitre – « …ou est-ce qu’elles lui sont imposées? » La réponse se situe à un autre niveau : « il n’y a pas de dame dans la boîte. » Vous n’êtes pas beaucoup plus avancés, mais c’est un point de départ de Réflexion : toute cette question du Libre arbitre se pose à partir de la Conviction de l’EgoMoi, Moi ce que Je suis, tout ce que Je ne suis pas, mon passé, mon futur, mes relations avec les autres- et cette identification à l’Ego est une Illusion dont on peut s’Eveiller. Telle est la réponse ultime… » – ARNAUD DESJARDINS – LA PAIX TOUJOURS PRESENTE – santé psychique et santé spirituelle – Editions: LA TABLE RONDE » –

« En septembre 1785 Friedrich Heinrich Jacobi fit paraître « Lettres à Moses Mendelssohn » sur la Philosophie de Spinoza . Il Révélait qu’au cours d’une conversation de juillet (?) 1780 avec Lessing, celui-ci lui avait déclaré : « Έν καì Πãν [Hen kai pân : Un et Tout] : je ne sais rien d’autre. (…) Il n’y a pas d’autre Philosophie que la Philosophie de Spinoza. » Jacobi, lui, s’opposait au Spinozisme, qui tient la Liberté pour une Illusion, et qui, surtout, selon lui, aboutit à l’Athéisme, comme, d’ailleurs, le Rationalisme. Les positions étaient prises : Aufklärung (la Philosophie des Lumières, Rationaliste, représentée jusqu’alors par Lessing) contre Schwärmerei (Irrationalisme, Illuminisme attribués prestement à Jacobi). Ainsi naissait la querelle du Panthéisme, qui dura de 1785 à 1815 au moins. Moses Mendelssohn découvrait que Lessing, son Maître et Ami, figure des Lumières, adhérait au Spinozisme, donc, potentiellement au Panthéisme, et, de , à l’Athéisme. » – http://fr.wikipedia.org/wiki/Gotthold_Ephraim_LessingAttention à ne pas confondre Un et Tout avec Un le Tout, Tout est Un.Note Rémi ALCINA –

« De même la Franc-maçonnerie essaie de déterminer qui est Initiatiable en tenant compte de ses Mœurs, de son mode de vie et de ses moyens d’existence. Certaines Infirmités, comme les Trois « B », évoquées plus haut, étaient incompatibles avec l’exercice d’un Métier manuel et la Franc-maçonnerie Spéculative les a conservés comme marque d’une Dysharmonie Spirituelle Exprimée par le Corps , ce qui est très près des “conditions Karmiques” évoquées a contrario (au contraire) par le Bouddha . »- « Hans Wolfgang Schumann, Le Bouddha historique, Ed. Sully, p. 198. – (envoi d’un App ∴ suite à une discutions en Salle Humide sur la règle des « Trois B » RL813-6014) – Note Rémi ALCINA –

Réponse Rémi ALCINA : Oui c’est ça, à part que dans le R∴E∴A∴A∴ tu ne trouveras nulle part quelque chose sur le sujet ! La seule trace que j’ai trouvé c’est dans «Ahiman Razon», qui est notre livre des « Anciens » (par rapport aux « Moderns » Andersoniens (Anglicans). C’est peut-être encore d’usage, dans une Maçonnerie liée à des Rites plus Religieux, mais pas chez-nous, à ma Connaissance ! Va voir dans le Glossaire «Boiteux, Borgne, Bègue», et l’explication de «Colnot», ainsi que celle de «Matthias». C’est à mon sens les seules explications Ésotérique corrects que l’on puisse en donner, ce qui justifie le fait que cela n’existe plus chez nousce fut passager, par analogie aux Opératifs, mais je le répète, l’Opératif manuel n’a rien à voir avec nous, sauf le but anagogique. Nous ne descendons pas d’eux ! C’est du bricolage Andersonien… Le reste c’est à mon sens du délire Exotérique. – Échange avec un Frère Note Rémi ALCINA –

« Chez eux, (les Grecs) en effet, la Fantaisie Individuelle commença assez tôt à se donner libre cours dans toutes les Formes de l’Art, Qui au lieu de Demeurer proprement Hiératique et Symbolique comme chez les Égyptiens et les Peuples d’Orient, prit bientôt par une toute autre direction, visant beaucoup moins à Instruire qu’à plaire… c’est en somme, le début de ce qu’on peut appeler l’Art Profane ; et il Coïncide sensiblement avec celui de cette Pensée également Profane Qui, due à l’exercice de la même Fantaisie Individuelle dans un autre Domaine, devait-être Connue sous le Nom de Philosophie. » – René GUENON – « Aperçus sur l’initiation » – Mythes, Mystères et Symbolismes. – Télécharger : rene-guenon-tout guénon-v2 +  Slimane REZKI : https://www.youtube.com/watch?v=oOkPMsJRSpc Télécharger – rene-guenon-salut-delivrance-01rene-guenon-salut-delivrance-02

 

« La Déchéance ne s’est pas produite d’un seul coup ; on pourrait en suivre les Étapes à travers toute la Philosophie moderne. C’est la Perte ou l’Oubli de la Véritable Intellectualité qui a rendu Possibles ces deux Erreurs qui ne s’opposent qu’en Apparence, qui sont en Réalité Corrélatives et complémentaires : Rationalisme et Sentimentalisme. » – René GUENON – « Symboles de la science sacrée » – Mythes, Mystères et Symbolismes. – Page 2 Télécharger : rene-guenon-tout guénon-v2 +  Slimane REZKI : https://www.youtube.com/watch?v=oOkPMsJRSpc Télécharger – rene-guenon-salut-delivrance-01rene-guenon-salut-delivrance-02