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Rimmel

« …subjuguer nos cinq sens pour mieux duper l’esprit et farder le corps d’un rimmel clinquant et mystificateur ; la vue croit discerner le sens de la vie à travers l’opacité de nos passions ; l’odorat croit dissocier l’élixir de la vérité des exhalaisons fétides d’une société en décomposition ; le toucher croit étreindre l’amour au milieu des broussailles épineuses de l’individualisme ; le goût croit se délecter du nectar de la sagesse dérobé dans l’officine des excipients factices entreposée dans l’arrièrecour de notre conscience ; l’ouïe croit percevoir la mélodie du bonheur dans le tintamarre des misères assourdissantes qui affligent l’humanité et lui fait courber l’échine sous le poids de son propre sort. Comme si finalement la nature avait jeté en l’Homme les levains de son propre chaos !  » – RL∴ 815 – St Jean du verseau – Eric LER∴ –  » La mort, avènement du vrai au matin suprême » – 2023 –

Rire

« Lorsque vous riez à une bonne histoire, vous venez de goûter au soi et «Là et maintenant», dans «L’instant présent» c’est le «soi» qui regarde le réel «Sch’ma Israël» ! L’imagination, l’illusion à chuté ! Dans le sourire, le rire ou le «Fou rire», lorsqu’il n’est pas moqueur, il ne peut pas y avoir de parasitage, il ne peut pas y avoir d’égo ! Seul le «soi, votre Être» est présent ! » – RL∴ 813 FF∴ Libres – Ori∴ Bez∴ – Remi ALCINA – « Ego »- 6016 –

« …idées de «tristesse» et de «joie» […] la figure «folklorique» bien connue, […] peu comprise, de «Jean qui pleure et Jean qui rit», qui est […] équivalente à celle des deux visages de Janus ; «Jean qui pleure» est celui qui implore la miséricorde de Dieu, c’est-à-dire saint Jean-Baptiste, et «Jean qui rit» est celui qui lui adresse des louanges, c’est-à-dire saint Jean l’Évangéliste. » – René Guenon – « Symboles de la science sacrée » – À propos des deux saints Jean – Page 2436 de Tout Guenon en Pdf – Télécharger : rene-guenon-tout guénon-v2

Tatiana Da Fonseca explore dans ses travaux la relation complexe entre le rire, l’humour et le sacré. Elle souligne que, contrairement à l’idée que le rire serait toujours une arme subversive ou une forme de dégradation, il peut également ouvrir des espaces sacrés et favoriser des jeux créatifs. Dans ses analyses, le rire n’est pas uniquement une réaction de déstabilisation ou de critique de l’ordre établi, mais peut aussi servir à relativiser, humaniser et même approcher la vérité dans une perspective religieuse ou spirituelle. Elle évoque notamment que dans différentes traditions, le rire peut être associé à la célébration du sacré, comme dans la cérémonie du premier rire des enfants chez les Indiens Navarro, le rire est intégré dans des rituels de bénédiction et de célébration. Elle met en lumière que le rire, tout en étant souvent considéré comme une expression humaine universelle, possède une dimension qui peut se situer à la fois dans la critique, la résistance ou la célébration du sacré. En résumé, selon Tatiana Da Fonseca, le rire et l’humour peuvent avoir une portée sacrée en permettant une remise en question des normes tout en favorisant la relativisation et la reconnaissance de l’humain dans sa dimension spirituelle. » –  « Rire, humour et sacré » de Tatiana da Fonseca – QWANT Réponse Flash par IA –

« Quand un bébé emet son premier rire, c’est qu’il a quitté le monde des Esprits pour rejoindre le nôtre et maintenant ma fille va réciter une prière :

D’ici commence la beauté,

la terre pour mère,

le ciel pour père,

à partir de maintenant l’équilibre est retrouvé.

– Dark Winds, série télévisée, saison 2, épisode 6 – Hozho nahasdljj –  Prière Navajo – Time line 00:36 –

Voir   haïku – IronieIsaac – Midrash –

Rishis

 » L’Inde véritable, c’est celle qui demeure toujours fidèle à l’enseignement que son élite se transmet à travers les siècles, c’est celle qui conserve intégralement le dépôt d’une tradition dont la source remonte plus haut et plus loin que l’humanité ; c’est l’Inde de Manu et des Rishis, l’Inde de Shri Râma et de Shri Krishna….Par la chaîne ininterrompue de ses Sages, de ses Gurus et de ses Yogis, elle subsiste à travers toutes les vicissitudes du monde extérieur, inébranlable comme le Mêru ; elle durera autant que le Sanâtana Dharma (qu’on pourrait traduire par Lex perennis, aussi exactement que le permet une langue occidentale), et jamais elle ne cessera de contempler toutes choses, par l’ oeil frontal de Shiva, dans la sereine immutabilité de l’éternel présent. Tous les efforts hostiles se briseront finalement contre la seule force de la vérité, comme les nuages se dissipent devant le soleil, même s’ils sont parvenus à l’obscurcir momentanément à nos regards. L’action destructrice du temps ne laisse subsister que ce qui est supérieur au temps : elle dévorera tous ceux qui ont borné leur horizon au monde du changement et placé toute réalité dans le devenir, ceux qui se sont fait une religion du contingent et du transitoire, car « celui qui sacrifie à un dieu deviendra la nourriture de ce dieu » ; mais que pourrait-elle contre ceux qui portent en eux-mêmes la conscience de l’éternité ?  » – René Guenon – « ÉTUDES SUR L’HINDOUISME – L’esprit de l’Inde – Page 614 note bas de page 4 –  de « Tout Guenon et son tuto »

Télécharger : tout-guenon-et-tuto

Risque

« La science du législateur consiste à trouver dans chaque matière, les principes les plus favorables au bien commun ; la science du magistrat est de mettre ces principes en action, de les ramifier, de les étendre, par une application sage et raisonnée, aux hypothèses privées ; d’étudier l’esprit de la loi quand la lettre tue ; et de ne pas s’exposer au risque d’être, tour à tour, esclave et rebelle, et de désobéir par esprit de servitude. Le juges n’empêchent pas le gouvernement de gouverner ; ils l’empêche de gouverner en maître absolu en leur rappelant les limites constitutionnelles de leurs compétences. » – Midi-Libre – Lignes ouvertes – 13/04/2025 – Le mythe du gouvernement des juges – Le regard droit de Dominique Rousseau, Professeur de droit constitutionnel-


Échanges épistolaires entre le TIF Claude GAGNE et Rémi ALCINA :

Entretien audio avec Claude Gagne

« Le mythe de tantale montre que ce dernier risque n’épargne personne, pas même ceux qui disposent d’un élan assez puissant et sincère pour atteindre une élévation réelle : contrairement à Icare, à qui la seule approche de la région sublime fut fatale, tantale y parvient et s’y installe. Mais son exaltation le conduit à vouloir devenir l’égal des dieux. Pour devenir un pur esprit, il dédaigne alors tout désirs corporels. Dans son analyse du mythe, paul diel remarque cependant que le dédain n’est que la forme négative de l’exaltation des désirs, révélant une liaison obsessionnelle avec son objet, car les désirs corporels sublimés, et non pas inhibés, sont dépourvus de force exaltante, cessant d’être attirants aussi bien que repoussant. Sa vanité conduit ainsi tantale à tuer son fils Pélops et à le servir à la table des dieux qu’il entend abuser. Le fils de l’homme, ici Pélops, (dans le mythe de tantale) représente les désirs corporels : c’est donc leur refoulement vaniteux (le meurtre du fils) que tantale offre aux dieux, les tenant pour des qualités sublimes. Mais à la vérité, il mortifie la chair sans sacrifier l’esprit pervers en lui, ce dont les dieux ne sont pas dupes : Zeus ressuscite Pélops et précipite tantale dans le tartare.  » – P14 -La Per∴ Lan∴- Ori∴ Mon∴ – Pie∴ ALF∴ « Humilité et Courage : deux atouts sur le chemin de la vérité » – 6010 –