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Tantôt

« «Horloge ! Dieu sinistre, effrayant, impassible, dont le doigt nous menace et nous dit : «Souviens-toi !» (…) Tantôt sonnera l’heure le divin Hasard, l’auguste Vertu, ton épouse encore vierge, le repentir même (oh ! la dernière auberge !), tout te dira : Meurs, vieux lâche ! Il est trop tard !» Charles Baudelaire, Les fleurs du mal, 1857″ – Citation : SC∴702 – AmiUni∴ – Val∴ Mon∴ – JF∴ VAN∴ – Chronos versus Kairos : A chacun son temps et un temps commun pour tous – 2026 –

« Aussi, voyons-nous la première matière de l’Œuvre exprimée symboliquement par un livre tantôt ouvert, tantôt fermé, selon qu’elle a été travaillée ou seulement extraite de la mine. Parfois, ce livre est figuré fermé, — ce qui indique la substance minérale brute, — il n’est pas rare de le voir scellé par sept bandes ; ce sont les marques des sept opérations successives qui permettent de l’ouvrir, chacune d’elles brisant un des sceaux de fermeture. Tel est le Grand Livre de la Nature, qui renferme en ses pages la révélation des sciences profanes et celle des mystères sacrés. Il est de style simple, de lecture aisée, à condition, toutefois, qu’on sache le trouver, — ce qui est fort difficile, — et qu’on puisse surtout l’ouvrir, — ce qui est plus laborieux encore. » – FULCANELLI – Julien CHAMPAGNE – LE MYSTÈRE DES CATHÉDRALES en PDF – Page 61 – Télécharger : FulcanelliLe Mystère des Cathédrales –

Tantras

« Les Tantras (« métiers à tisser » ou « tissages ») font référence à des textes nombreux et variés en rapport avec différentes traditions ésotériques prenant ses racines dans les philosophies hindouistes puis bouddhistes. La culture religieuse des tantras est essentiellement hindoue, et il a été démontré que les matériaux tantriques bouddhiques ont été dérivés de sources hindoues. Bien que les tantras hindouistes et bouddhistes ont de nombreuses similarités globales, elles ont différentes distinctions évidentes. » – https://fr.wikipedia.org/wiki/Tantras

« Ce qui est Ici est ailleurs, mais ce qui n’est pas Ici n’est nulle part.  » – Viśvasāra Tantra –

Tao

« Soi dérive du latin sei – appliqué à la personne humaine le terme soi renvoie à l’individu, à la distinction de celui-ci, ou à la conscience qu’il peut avoir de lui-même. Appliqué à un objet quelconque, le terme soi renvoie à la chose en soi, et au questionnement sur son existence propre, indépendamment de la conscience que l’on peut en avoir. Appliqué à la totalité de ce qui est, le terme Soi renvoie au spirituel, à un concept lié au divinil se trouve différencié par une majuscule, «Soi », quand il traduit une notion plus spirituelle, en particulier en traduction de notions de la philosophie indienne. Dans l’exploration spirituelle, c’est un sujet central «Soi » peut renvoyer à l’expression de Dieu selon maître Eckhart par exemple, mais aussi du Tao, ou de Brahman ou encore de l’Atman dans la philosophie hindou reprise en psychologie par Carl Gustav Jung. » – et il ne semble pas soupçonner le symbolisme de la croix (p. 393), pas plus qu’il ne parait avoir bien compris la signification traditionnelle du cœur (pp. 153-154), se rapportant à l’intellect et non au sentiment. Disons, sur ce dernier point, que le « Cuore gentile » des « Fidèles d’amour » est le cœur purifié c’estdire vide de tout ce qui concerne les objets extérieurs, et par même rendu apte à recevoir l’illumination intérieure ; ce qui est remarquable, c’est qu’on trouve une doctrine identique dans le taôisme. « — René Guénon – « Aperçus sur l’ésotérisme islamique et le taoisme – Taoisme et confucianisme » – Page 31. – dans  « Tout Guenon en PDF »- Télécharger : rene-guenon-tout guénon-v2& rene-guenon-confucius

Tao Te King

« En Chine […] au VI° siècle avant notre ère, surgit le TAO, fondé sur l’Union des deux termes antagonistes que sont le Yin et le Yang, le féminin et le masculin, le froid et le chaud, l’obscurité et la lumière. Union complexe puisque dans le yin il y a un petit Yang et dans le Yang un petit Yin. » – Edgar Morin – « mes philosophes » – Page 23 – Édition Pluriel – 09/2021 – Télécharger : tao-te-king – Télécharger : buffle zen domestication –

« Celui qui sème et celui qui récolte se nourrissent ensemble.
En ne rivalisant point, on n’a point de rival. » – Télécharger : « Tao-te-king » – Lao Tse –

« …Ce que la Tao appelle l’Esprit de la vallée, qui « reçoit toutes les eaux en elle ».  » – Edgar Morin – « mes philosophes » – Page 19 – Édition Pluriel – 09/2021 –

«Certes, René Guénon, assis en tailleur devant moi, en train de manger avec précautions un pigeon frit qu’il tient entre ses doigts, n’a jamais prétendu à la direction spirituelle, moins encore à la sainteté. Mais jamais je n’ai eu à tel point le sentiment du coup de gomme du sacré sur un visage. L’homme, dans son effacement, était en-deçà ou au-delà de l’individuel, et ceci jusque dans le détail le plus banal. Comment le nommer en parlant de lui avec sa famille ? Est-ce M. Guénon ou bien le cheik Abd el-Wahid, le père de Leila et Khadija, les fillettes qui courent dans le jardin ? J’en suis encore à me demander si sa femme, la fille du cheik Mohammed Ibrahim, était consciente de l’existence de M. René Guenon, fils de Jean-Baptiste Guénon, architecte à Blois, et de Madame née Jolly.
«Béni soit Celui qui efface les noms, prénoms et surnoms.» Tout résidu psychique ou mental était aboli, il ne restait plus qu’une âme d’une transparence totale. Mais rien de l’ascèse ni de l’extase. La pureté était sans apprêt, familière même, presque terre à terre. En toute simplicité, René Guenon était diaphane. Sa conversation était souvent banale, sans effets de style. Dire ce qui est. Les seuls ornements étaient les citations, à la manière orientale, de proverbes édifiants ou de versets pieux : « Tout passe, sauf le Visage de Dieu. » Pour René Guénon, ce qui est, c’est le Visage de Dieu. Dire ce qui est, c’est décrire les reflets de ce Visage dans les Védas ou le Tao Te King, la Kabbale ou l’ésotérisme musulman, les mythologies ou bien les symboles de l’art chrétien médiéval. L’homme disparaissait derrière la doctrine traditionnelle. » – Najm-oud-Dine Bammate – Visites à René Guénon. (Nouvelle revue française, juin 1955, p.1124-1127)http://alsimsimah.blogspot.com/2017/03/najm-oud-dine-bammate-visites-rene.html