& 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 A B C D E F G H I J K L M N O Œ P Q R S T U V W X Y Z

Pipe

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« La principale pratique communautaire du soufisme est le dhikr, nommé d’après le mot arabe pour souvenir, et exécuté généralement une fois par semaine. le dhikr est une litanie collective au cours de laquelle un certain nombre de soufis, normalement entre 20 et 200, se rencontrent pour chanter ensemble des prières répétitives, selon un rythme particulier, parfois marqué par un tambour. D’autres instruments de musique tels que des pipes ou un gong sont également utilisés dans certaines commandes. Le chant est généralement accompagné de mouvements physiques, généralement du haut du corps, et de schémas respiratoires. Pendant dhikr, Les soufis s’assoient ou se tiennent souvent en cercle, mais parfois une rangée est utilisée à la place d’un cercle.  » – https://wrldrels.org/fr/2016/10/08/sufism/ –

« Cette pipe que tout le monde appelle calumet de la paix, ce n’est pas un calumet de la paix, on appelle juste ça une pipe, c’est ça qu’on fume, c’est du « Chinchacha » de l’écorce de saule […] c’est un élément central de notre religion, car tout ce que l’on fait dans nos prières, c’est sacré, pour établir un lien entre les gens, on le fait avec notre pipe, chaque famille a son propre calumet, comme moi j’ai le mien, c’était le calumet de mon père avant moi, car c’est un objet qui doit être transmis, selon nos croyances le calumet suit son propre chemin, nous , nous sommes seulement chargé d’en prendre soin.[…] on fume cette pipe pour que la fumée puisse porter cet accord, car la fumée porte le message et le lien. »- Rémi Bald Eagle – Chef de tribu des Régalia Sioux (Bald eagle : Pyrargue à tête blanche) – https://www.youtube.com/watch?v=cywZNfAF1Ls –

« René Magritte […] “Ceci n’est pas une pipe”, représente une illustration d’une pipe […] soulève des questions sur la nature de la représentation et explore la relation complexe entre la réalité et la représentation. […] En réalité, l’illustration d’une pipe n’est pas une pipe réelle, mais simplement une représentation de celle-ci. […] Magritte nous pousse à réfléchir à la nature de la représentation et à la façon dont nous interprétons les images. » – https://streetartparis.fr/la-signification-cachee-derriere-le-tableau-de-rene-magritte-ceci-nest-pas-une-pipe/ –

Piquer

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« Le chardon qui est au centre de la croix de Saint-André comme la Rose qui est au centre de la Croix du 18 ème degré. Le chardon symbole de la résilience que nous devons acquérir avant d’accéder au 30 ème degré et d’aller dans le monde, seul, univers complet, responsable devant votre conscience faite de connaissance et d’amour. Nous n’avons pas de mot d’ordre a vous donner… Nous avons été éprouvés et nous sommes capables de traverser de contrées hostiles, il pousse sur des sols pauvres, le chardon est donc notre résistance face à ce qui nous attend et selon la devise « Qui s’y frotte, s’y pique », nos ennemis sont prévenus. Notre chardon protège notre Rose, il agit comme un bouclier qui protège notre Centre. Le sacré en nous a son gardien et c’est notre chardon. C’est pour cela qu’en plaisantant j’ai dit que le 29 ème degré pourrait être nommé ; Chevalier de Chardon x Croix. » – A-01 Akadémia – Cam∴ Mon∴ – Fré∴ SOU∴ « Intervention et échanges épistolaires suite travaux » – 2025 –

Piranèse

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« La série d’eaux fortes de Giovanni Battista Piranesi intitulées Carceri d’invenzione comporte une quinzaine de planches, dévoilant un monde carcéral obscur, souterrain et minéral où la torture est évoquée en demi-teinte. » – https://www.lafuguejournal.com/2022/11/02/les-prisons-imaginaires-de-piranese/ –

« Seul face à l’estampe, le spectateur est immédiatement saisi par une sensation d’enfermement étouffante. Si des figures humaines sont bien évoquées dans ces prisons, elles sont toujours lilliputiennes et clairsemées, mettant en évidence le gigantisme des pierres. “L’arche gothique”, planche XIV, présente une humanité rabougrie, éparpillée sur des escaliers colossaux qui semblent ne mener nulle part. » – https://www.lafuguejournal.com/2022/11/02/les-prisons-imaginaires-de-piranese/ –

« Ceux que l’on identifie comme les prisonniers, notamment dans “La Plate-forme aux prisonniers”, planche X, sont écrasés par les instruments de torture que l’on devine autour d’eux ; et, étrangement, ceux que l’on pourrait prendre pour les geôliers semblent eux aussi condamnés à des tourments éternels, au châtiment de l’errance dans ces labyrinthes souterrains. » – https://www.lafuguejournal.com/2022/11/02/les-prisons-imaginaires-de-piranese/ –

« Mais ce n’est pas tant la vision d’infortunés prisonniers qui saisit le spectateur que la sensation de son propre enfermement dans la solitude effrayante des prisons imaginaires. » – https://www.lafuguejournal.com/2022/11/02/les-prisons-imaginaires-de-piranese/ –

« Ces formes récurrentes des Carceri : escaliers qui ne mènent nulle part, spiralisation d’espaces dont on ne discerne par la fin, labyrinthes infernaux. Dans cet espace frénétique où rien n’arrête le regard, rien ne retient l’attention ni n’apaise l’esprit. » – https://www.lafuguejournal.com/2022/11/02/les-prisons-imaginaires-de-piranese/ –

« Piranèse, lui, ôte le centre, et la composition des parties fuit dans tous les sens. Il dénie à ce centre le pouvoir d’un rassemblement : dans ses Carceri, l’espace ainsi est multiple, reproductible à l’infini, a-centré. C’est pourquoi, cette inversion de la finalité baroque, au lieu de nous transporter vers un ailleurs (céleste), nous étreint, nous enferme dans un espace multiplié et clos comme un palais des glaces sans sujet. » – https://www.lafuguejournal.com/2022/11/02/les-prisons-imaginaires-de-piranese/ –

« Dans la première version de la planche VI, “L’Arche aux gradins”, des volutes de fumée se répandent au beau milieu de la gravure, masquant ainsi aux regards le pilier de l’arche-même qui est le sujet de la représentation et qui se dérobe aux attentes du spectateur. » – https://www.lafuguejournal.com/2022/11/02/les-prisons-imaginaires-de-piranese/ –

« «Vastes salles gothiques, sur le plancher desquelles s’élevaient toutes sortes d’engins et de machines, roues, câbles, poulies, leviers, catapultes… qui exprimaient une énorme force déployée ainsi qu’une résistance vaincue. Vous aperceviez un escalier qui grimpait le long des murs, et sur lui, montant à tâtons, Piranèse lui-même : suivez les marches un peu plus haut, et vous constaterez qu’il s’arrête soudain abruptement, sans nulle balustrade, n’offrant à celui qui eût atteint son extrémité d’autre voie que les profondeurs béantes » Samuel Taylor Coleridge, Confessions d’un Opiomane anglais (1822) » – https://www.lafuguejournal.com/2022/11/02/les-prisons-imaginaires-de-piranese/ –

« C’est la planche VII, intitulée “Le Pont-Levis”, qui semble le mieux correspondre à cette description, où des figures guident l’œil dans le dédale ascensionnel que l’artiste ne cherche pas à conclure, achevant d’égarer le spectateur dans l’infini des galeries, des escaliers et des charpentes. » – https://www.lafuguejournal.com/2022/11/02/les-prisons-imaginaires-de-piranese/ –

« Hugo évoque l’horreur piranésienne dans Les Rayons et les ombres (Le puits de l’Inde, 1839)… »– https://www.lafuguejournal.com/2022/11/02/les-prisons-imaginaires-de-piranese/ – Télécharger : Hugo victor-Puits de l’inde –

« Théophile Gautier commentant Hamlet de Shakespeare adapté par Dumas père : «Nous avons éprouvé cette ivresse et ce vertige de Shakespeare. […] Nous avons parcouru d’un pied furtif ces immenses palais à la Piranèse, suivant le dédale des corridors, les circonvolutions des escaliers qui pénètrent dans les gouffres et s’élancent dans les cieux, nous égarant parmi les forêts de colonnes, à travers les salles baignées d’ombres et de lumières mystérieuses… ». »– https://www.lafuguejournal.com/2022/11/02/les-prisons-imaginaires-de-piranese/ –

« Enfin Borgès, qui possédait des planches des Carceri, dans sa nouvelle “L’Immortel” intervenant dans L’Aleph (1947), crée un personnage qui découvre dans le désert une cité de l’angoisse. Celle-ci n’est pas sans rappeler le monde souterrain de Piranèse : « Dans les palais que j’explorais imparfaitement, l’architecture était privée d’intention. On n’y rencontrait que couloirs sans issue, hautes fenêtres inaccessibles, portes colossales donnant sur une cellule ou sur un puits, incroyables escaliers inversés, aux degrés et à la rampe tournés vers le bas. […] Je ne veux pas décrire cette ville : un chaos de paroles disparates, un corps de tigre ou de taureau, où pulluleraient de façon monstrueuse, conjuguées et se haïssant, des dents, des viscères et des têtes, pourraient à la rigueur en fournir les images approximatives ». »– https://www.lafuguejournal.com/2022/11/02/les-prisons-imaginaires-de-piranese/ – Telecharger : Borges Jorge Luis l’immortel de l’Aleph –

« Ainsi, loin d’enfermer seulement, ces prisons de mort sont aussi, paradoxalement, le lieu de l’éclosion et de la naissance, où l’imagination se vivifie et engendre sans cesse, une estampe donnant naissance à une autre dans la production sérielle de l’artiste, et où se nourrit le génie d’autres artistes. »– https://www.lafuguejournal.com/2022/11/02/les-prisons-imaginaires-de-piranese/ –

Echanges épistolaires entre FF∴ :

Rémi ALCINA : « Pour le plaisir :  Le Piranèse, délire d’Architecte, de poètes, ou une extrême lucidité éclairant quelques pèlerins ? »

Réponse : « Merci Rémi, Je ne connaissais pas vraiment les travaux de Piranese, mais ça va mieux ! Ma ballade a la cathédrale de Narbonne la semaine dernière m’a fait écho. Au contact de la nef inachevée, la place St Eutrope, c’est un peu le même malaise ressenti, une autre échelle de spleen (bien que ce soit un siècle plus tard) Le bois des plates-formes n’a pu traverser le temps, c’est ce qu’il manquerait à l’affaire. Sur les gravures du Piranese c’est bien la prison intérieure, et ce qui frappe c’est surtout cette lumière bien présente pour créer les ombres, mais on ne sait pas d’où elle vient, pas un ciel pour rassurer, pas un élément végétal, pas de terre pour faire germer quoique ce soit. Le ressenti de Narbonne est différent c’est ce gothique inachevé, colossal qui crée le malaise. Sur la table à dessin de Piranese, j’imagine que les points de fuites se trouvaient à 10 mètres de chaque côté de la planche, hors cadre. Pas de point de fuite, on a bien à faire à une prison. Le gothique c’est XIIeme, Piranese XVIIIeme. Vers 1750 violet le duc a bien tenté de reprendre la construction de la nef Narbonnaise mais ça n’a pas pris. Juste en face de la cathédrale il y’a une petite église Romane qui avant d’être occupée par les pénitents bleus, était temple d’hospitaliers de St jean de Jérusalem. Autre parallèle Piranese était le protégé de clément XIII grand prieur de l’ordre. Qui lui a confié la réfection d’une église Romane. C’est la seule fois qu’il a construit. Il était dans le dessin scénique des vedutes puis dans l’archéologie d’Architectures. En voulant creuser, Pas évident de savoir directement extraire la recherche spirituelle, sans se prendre les pieds dans un contexte historique, les influences, et une pensée contemporaine. Quand je lis : «Ces formes récurrentes des Carceri : escaliers qui ne mènent nulle part, spiralisation d’espaces dont on ne discerne par la fin, labyrinthes infernaux. Dans cet espace frénétique où rien n’arrête le regard, rien ne retient l’attention ni n’apaise l’esprit. ». Au contraire, on se trouvent dans une perspective rigoureuse, mathématiquement juste, trop juste dans sa forme. Tout arrête le regard, il n’y a pas une fenêtre pour permettre de s’échapper. Et pourtant il y a de la lumière…ESPERANCE. J’associerais donc :
– L’allégorie de la caverne qui fait écho, puis les escaliers et paliers de connaissance de la république de Platon. Pour chaque estampe, gravure ou eau forte, le même vocable : appareil gothique surmontant les assises romanes, la pierre, les platelages bois, des palonniers, cordages, des éléments de métallerie, la potence de lanterne qui ressemble à un fil à plomb toujours suspendu à une clé de voûte.
– Les outils de levage et leviers, le travail au sens laborieux, le pas d’écart, bien sûr la géométrie…descriptive pour la peine.
– Certainement les 3 mauvais comp∴, puis petits et grands mystères.

Parvenu à ce stade les tableaux proposés pourraient représenter les structures colossales que notre ego re-érigé devant nous à chaque progrès en spiritualité. Ça tombe bien que la formation initiale de Piranese soit védutiste pour la comédia dell’arte… pour comprendre qu’il s’agit tout simplement de traverser le décor du fond de la scène. S’abstraire de la comédie dans laquelle nous nous sommes emprisonné tout seul, dans laquelle notre ego nous a tout doucement emprisonnés. Là toute la difficulté de faire le sacrifice. C’est amusant, que tu nous envoies les carceri du Piranese, le jour où à Notre Dame,
après 5 ans de travaux de compagnons, là haut, à reconstruire la forêt, en dehors du temps, et finalement s’y inscrivant, après l’achèvement du chef d’œuvre, avec sa cérémonie savoir abandonner son ouvrage collectif à son parterre de célébrités politiques. Ce pourrait être la planche 17 du Piranese. Amorces à mettre dans l’ordre et enrichir. Accolade Flo∴ HAR∴

Rémi ALCINA : « Rassures toi, je ne connaissais pas Piranese avant que Notre Ministre de la culture, Roselyne Bachelot, n’en parle dans une émission de télévision. Elle intervenait pour la restauration de la Cathédrale et pour son dernier livre – Sacré monstres – »

Echanges épistolaires entre FF∴  suite :

Réponse :  « Piranese fait un travail remarquable de trompe-l’œil avec des volées d’escalier sans fin qui montent et qui descendent en même temps. Des perspectives ou les côtés d’un cube n’ont ni début ni fin. C’est assez surprenant. Découverte faite lors de mes études d’architecte. Grosses bises à bientôt. »  Jea∴ VER∴

Rémi ALCINA : « C’est tout notre travail intérieur, toutes nos tribulations,
ce n’est qu’une iconographie une tentative de représentation
de notre prison mental ! de nos projections égotique, une traversée des enfers.
Notre travail en 33degrés ! », … Syncrétisme et folie égotique pour les uns, Synthèse et Libération pour les autres en fonction de leur « Capax Déi » !

Pire

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« Hélas, Dédale n’était qu’un humain capable du meilleur comme du pire et comme dit l’adage : « Corruptio optimi pessima !  » – La Corruption des meilleurs et la pire ! c’était un profane, intolérant et présomptueux confronté à l’Esprit, à l’intelligence créatrice !  » – « Ordo Ab Chao » – N° 81 – Page 44 – Palingénésies∴ – Les grecs du passé… »  par Ala∴ PAR∴ – 

– Dédale aux cheveux bouclés –

« Cette vision du Christ qui est la tienne, est la pire ennemi de la mienne ! «  – Western : Dead man – 1995 – Time line : 1h31m52s – Personne au missionnaire –

« Alors prétendre inconsidérément livrer les secrets des connaissances acquises (ou de la Connaissance, ce qui est pire) alors qu’on ne maîtrise pas soi-même tous les enchaînements, les limites et les contraintes, c’est jouer les apprentis sorciers et risquer les chocs en retour. » – P14 -La Per∴ Lan∴- Ori∴ Mon∴ – Guy∴ MAR∴ – « Réflexions sur les serments du XIV° » – 6013 –

« Le Juge : Nous ne pouvons être condamné à pire !

Cocteau : A quoi donc avez-vous été condamnés ?

Le Juge : A juger les autres, à être des juges !  – François Perier à Jean COCTEAU dans « Le Testament d’Orphée ou ne me demandez pas pourquoi  » Film de Jean COCTEAU –